lundi 11 juin 2012

Contre la "flichiatrie" le 22 juin à 14h au tribunal de grande instance de Saint Nazaire


Contre la "flichiatrie"
le 22 juin à 14h au tribunal de grande instance de Saint Nazaire


En février 2012 , à Guémené Penfao, Hugues L. aide des sans-logis à occuper un logement voisin appartenant à son propriétaire. Celui-ci, accompagné d'un gros bras, débarque chez Hugues L. en représailles : Hugues L. aura un jour d'ITT suite aux coups. Pour se défendre, il les menace avec un marteau et une bombe lacrymo.
Suite à ça, le maire de Guémené et le Préfet de Loire-Atlantique ordonnent une ASPDRE (Admission en Soins Psychiatriques Demandée par un Représentant de l'Etat) pour Hugues, qui est donc enfermé à l'hôpital de Blain pendant 2 semaines.

L'utilisation de la psychiatrie comme outil de répression

Cette procédure provient de la loi du 5 juillet 2011, qui facilite les « soins » psychiatriques sans consentement. Une « garde à vue » psychiatrique de 72h est mise en place, ne nécessitant pas d'expertise psychiatrique puisqu'un simple certificat médical peut suffire. Un « casier psychiatrique » retraçant les antécédents permet de justifier de la « dangerosité » des personnes et de les maintenir en hospitalisation plus facilement. La création de la notion de « soins sans consentement », en plus de l'hospitalisation sans consentement, permet d'élargir le contrôle psychiatrique.
D'autres cas d'application de cette hospitalisation psychiatrique facilitée ont été dénoncés. Un écologiste qui contestait une décision municipale à Loupian (Hérault) et s'était enchaîné en protestation aux grilles de la mairie a été interné à l'isolement pendant 10 jours, en mars 2012, à la demande du maire. Une femme qui réagissait à l'immobilisation brutale d'un patient à l'hôpital de Valence, en avril 2012, a été internée 3 semaines sans droit de visite. Il y a une augmentation fulgurante de l'utilisation de cette nouvelle loi, avec 30000 saisines en 6 mois.

La psychiatrie est utilisée ici comme un instrument de répression de la contestation. 

Les troubles diagnostiqués par le médecin ayant suivi Hugues L. (« fausseté du jugement », « psychorigidité », « idéalisme passionné »). Il s'agit simplement d'un point de vue entrant en contradiction avec l'ordre établi, qui relève plus d'une position politique que de « troubles pathologiques ».
En conflit avec son propriétaire, Hugues L. a été interné comme il aurait pû être arrêté par la police et placé en garde-à-vue.
Hugues L. a été interné alors que son propriétaire, qui débarquait chez lui pour le frapper, n'a pas été inquiété. On voit ici un parfait exemple de répression qui protège les intérêts de ceux qui possèdent et ceux qui ont le pouvoir. Ce qui est reproché à Hugues est d'avoir aidé des gens à la rue à occuper un logement laissé à l'abandon. Par ce geste, Hugues se retrouve confronté à son propriétaire qui vient le frapper, au maire de sa commune, soutenu par le préfet, qui le font interner, à la justice qui le poursuit pour « dégradation de porte » et « violence ».

Soyons toutes et tous le 22 juin à 14h au tribunal de grande instance de Saint Nazaire pour le soutenir !

samedi 12 mai 2012

Appel urgent à la solidarité : il faut soutenir les 4 de Tours !




Appel urgent à la solidarité : il faut soutenir les "4 de Tours" !
Appel urgent à la solidarité : il faut soutenir les "4 de Tours" !
http://retraitbaseeleves.wordpress.com/2012/05/11/urgent-solidarite-4-de-tours/

Depuis bientôt deux ans maintenant, le CNRBE soutient 4 militants de Tours accusés d'avoir diffamé publiquement l'administration préfectorale. Ils sont poursuivis par Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur de l'époque. (voir notamment notre page Indre et Loire <http://retraitbaseeleves.wordpress.com/indre-et-loire/> ). Dans un communiqué intitulé « Les Baleiniers », ces militants avaient alerté l'opinion sur l'utilisation possible du fichier Base-élèves par l'administration, pour repérer et expulser les familles sans-papiers, en comparant ces méthodes à celles utilisées sous Vichy.

Aujourd'hui, leur comité de soutien lance un appel pressant à la solidarité <http://baleiniers.org/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=169:appel-aux-signataires-de-la-petition-l-relaxe-des-4-de-tours-r-communique-du-comite-de-soutien-du-30-avril-2012&amp;catid=12:elles-et-ils-nous-soutiennent&amp;Itemid=14> . En effet, après un nouvel arrêt de la Cour d'appel d'Orléans du 10 avril 2012 en leur défaveur, les trois militants condamnés (le 4ème avait été relaxé en première instance) doivent s'acquitter non seulement des frais de justice engagés (360 euros) mais aussi de 900 euros de dommages et intérêts et de 6000 euros dus à la partie civile (le ministère de l'intérieur) comme décidé par la Cour d'appel d'Orléans au motif inique que la procédure fut « longue et difficile ». On rappellera que le procès avait été reporté 3 fois pour d'obscures raisons.Les trois militants condamnés se sont aujourd'hui pourvus en Cassation. Mais ainsi que l'explique leur comité de soutien, « un pourvoi en Cassation n'est pas suspensif. Il faut donc payer, même s'ils voient dans les peines prononcées une forme de racket dont le but est évidemment de toucher les militants au porte-monnaie, et d'entamer leur détermination à poursuivre leur combat contre l'arbitraire du pouvoir. » D'où cet appel urgent à la solidarité.

Deux types de dons sont proposés :

  • des dons consistant à faire un chèque d'un montant qui peut être très modique (2 ou 3 euros) à l'ordre de « Agent judiciaire du Trésor ». Ces chèques doivent être envoyés à Solidaires 37, La Camusière, Maison des syndicats, 18 rue de l'Oiselet, 37550 SAINT-AVERTIN. Une fois la somme atteinte, les 3 militants condamnés déposeront cette multitude de chèques entre les mains de la partie civile, avec ce message : « des milliers de personnes solidaires partagent la responsabilité politique des actes qui sont reprochés à trois militants ».
  • des dons plus "classiques" par chèque à l'ordre de « Solidaires 37», à envoyer à la même adresse : Solidaires 37, La Camusière, Maison des syndicats, 18 rue de l'Oiselet, 37550 SAINT-AVERTIN. Ces dons seront ensuite répartis selon les besoins.

Le Comité de soutien aux 4 de Tours adresse cet appel notamment aux signataires de la pétition « Relaxe des 4 de Tours ! » <http://baleiniers.org/index.php?option=com_wrapper&amp;view=wrapper&amp;Itemid=9> . Il remercie également par avance de faire circuler largement cette information dans vos réseaux, et de la mettre en ligne si vous disposez d'un site ou d'un blog.

Comité de soutien aux 4 de Tours
Mail : contact(at)baleiniers.org
Plus d'informations ici: http://baleiniers.org

Le Collectif National de Résistance à Base Elèves (CNRBE), le 11 mai 2012
http://retraitbaseeleves.wordpress.com/
base-eleves@orange.fr



jeudi 3 mai 2012

Samedi 5 mai à Nantes: contre toutes les répressions








A Nantes comme ailleurs...

En novembre 2007, un policier cagoulé et casqué, en armure, protégé derrière une grille,
expérimentait sa nouvelle arme (un Lanceur de Balle) en ajustant son tir dans l’œil d'un lycéen lors d'une manifestation. Le 3 avril 2012, la Justice, par la voix du tribunal de Nantes prononçait la relaxe de Mathieu Léglise, le policier, tireur récidiviste. Une nouvelle fois, la Justice donne carte blanche à toutes les polices pour mutiler en toute sérénité, se fait complice d'un crime.
Et cette mutilation n'est malheureusement qu'un exemple de la toute puissance, des abus quotidiens et de la violence de la police locale, de Nantes à Saint-Nazaire.
Pendant ce temps, sur la ZAD (« Zone A Défendre », prévue pour la construction d'un nouvel aéroport nuisible à côté de Nantes), la police quadrille les lieux de façon militaire, terrorise les habitants, harcèle les opposants.

Contre toutes les répressions 
Le « maintien de l'Ordre » à la française est une référence pour les polices mondiales, mais le problème est international : la police mutile et crève les yeux à coups de balles en caoutchouc de Barcelone à Montreuil en passant par la Place Tahrir, en Egypte. La police tue : Carlo Giuliani en Italie, Alexis Grigoropoulos en Grèce, Zyed et Bouna ou Hakim Ajimi en France... Alors que les riches font payer leur Crise aux peuples, partout la répression s'amplifie. Toutes les polices du monde s'uniformisent et se militarisent, occupent les rues, répriment ceux qui résistent, dans une surenchère d'innovations sécuritaires : flashball, drône, taser, vidéo-surveillance, fichage ADN... Alors même que la Justice est aux Ordres et que l'arsenal législatif se durcit. Les pouvoirs font la guerre aux pauvres.

Préparons les lendemains d'élections 
Tous les 5 ans, avant chaque épisode électoral, le discours policier relayé par les médias et les politiciens est amplifié. Dans une atmosphère de propagande sécuritaire et xénophobe, de désignation d'ennemis intérieurs. Il faut faire peur : hier de la menace anarcho-autonome, aujourd'hui du terroriste musulman, et demain ?
Pas de justice, pas de paix ! Liberté pour toutes et tous ! Nous vous invitons, à la veille du scrutin, à venir crier vos colères, manifester, occuper la rue, discuter, résister ensemble .


Manifestation contre toutes les répressions
Samedi 5 Mai 2012 - 16h. Place Royale -  Nantes

 
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mercredi 2 mai 2012

Débat à Nantes : La politique de la peur


Jeudi 3 mai, 18h, à l'Université de Nantes, le groupe de Nantes de la Fédération Anarchiste vous invite à venir débattre des politiques sécuritaires et du contrôle social avec Serge Quadruppani, écrivain et essayiste, auteur du livre La politique de la peur. La conférence et le débat auront lieu à partir de 18h à l'Université de Nantes (arrêt Facultés ligne 2), bâtiment Tertre, amphi B.


mercredi 22 février 2012

LETTRE OUVERTE AU FIGARO EN REPONSE AU FANTASME SECURITAIRE DE SON ENVOYE SPECIAL

Un article du Figaro du 15 février 2012 intitulé « A Saint-Nazaire la police pratique "la tolérance zéro" »  a entrainé un certain nombre de réactions, dont la lettre ouverte reproduite ci-dessous.
Quelques temps auparavant (11 janvier), Presse Océan avait déjà chanté les louanges de la police de Loire atlantique (voir ici :  https://nantes.indymedia.org/article/24948 )
Depuis le début de cette semaine, c'est une équipe de TF1 qui fait son reportage sur les occupants de l'hôtel de police nazairien.
Pendant ce temps, la plainte de Pascal Vaillant, grièvement blessé par un tir de grenade après une manifestation en 2009 fait l'objet d'un non lieu;
mardi 21 février 2 camarades ayant raccompagné un policier des Renseignement généraux hors d'une manifestation contre l'aéroport de Notre Dame des Landes écopaient respectivement de 14 mois de prison avec sursis, et de 1000 euros d'amende avec sursis, plus des dommages et des frais de justice... 

En attendant les 6 et 7 mars, le procès du tireur de flash ball qui avait estropié un lycéen en 2007 lors d'une manifestation au rectorat de Nantes (infos ici : http://27novembre2007.blogspot.com/ )

Risquera -t-on l'outrage en déclamant
« J'aime la peau lisse et les mots qui osent, mais
Je déteste la police et les ecchymoses » ?

Alex Andrain !


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Monsieur l'envoyé spécial du Figaro,

Les Nazairien-ne-s souhaitent tout d'abord que vous vous soyez bien remis de votre venue sûrement trop rapide au commissariat principal de Saint-Nazaire. Venir en province et, en plus, dans une ville ouvrière, semble une dure expérience pour un journaliste du Figaro.

Sachez que nous n'habitons pas la ville que vous décrivez dans l'article du mercredi 15 février, article qui vient appuyer une idée fausse transformant chaque citoyen-ne en délinquant-e en puissance.

Des policiers de notre cité poussés, comme partout par la culture du résultat, font de tout acte, un acte criminel, y compris la contestation sociale : en 2009-2010, plusieurs dizaines de gardes à vue, plusieurs peines de prison ferme allant jusqu'à 8 mois, un blessé grave par une grenade assourdissante, lors d'une manifestation contre les mesures antisociales du gouvernement.

Saint-Nazaire est une ville ouvrière qui ne renonce pas et ne baisse pas la tête face aux coups bas du gouvernement. Est-ce pour cela qu'elle doit subir une répression sans précédent qui mutile, emprisonne ?

Vous avez constaté que les policiers pouvaient faire "preuve d'humanité" face aux "scènes d'hystérie" des habitants de La Bouletterie. Tout au long de cet article, nous avons bien reconnu cette "humanité". Par exemple, quand ils parlent de "l'oisiveté" des gens plutôt que du chômage ! Quand ils avouent leur préférence pour "les manifs du matin, car les gars sont encore sobres" : les manifs de l'après-midi, comme celle du 29 janvier 2009, peuvent en effet être très dangereuses : un tireur des forces de l'ordre a tellement mal visé ce jour là que sa grenade explosive a handicapé à vie un passant !

Quelle humanité aussi dans ces phrases que vous prêtez aux policiers qui évoquent "la clientèle" du commissariat : "ils filent droit au délit dès qu'ils savent marcher et mentir", en plus "ils" sont "superstitieux, ils prient et font leurs ablutions avant de monter un coup". Dans les gènes, sans doute ? Du Guéant tout craché ! Les résultats sont au rendez-vous, paraît-il. "les affaires de stup ont explosé" dites vous. Peut-être... Les actions de prévention, elles, n'ont pas explosé !!!!

Dans votre article, la stigmatisation de la population des quartiers populaires est à son comble. Les jeunes de ces quartiers sont présentés comme des délinquants dès la naissance surtout s'ils n'ont pas la bonne couleur de peau. Côté racisme, cela explose au commissariat si les paroles que vous attribuez à des policiers sont véridiques. Ils ont beau être "chevronnés", avoir "le coeur dur", être du "genre Polnareff" ou "ancien mannequin" et avoir "une foi inoxydable dans son métier", ils se laissent aller à des clichés racistes et islamophobes dans le choix de présenter les "délinquants" : "les Blacks qui débarquent de Nantes avec 150 grammes d'héroïne dans le caleçon", ceux qui "parlent par ellipses, par codes ou en dialecte wolof ou bambara pour brouiller les pistes" ou lorsqu'ils évoquent une fillette "frappée à coups de bâton par son père parce qu'elle ne voulait pas apprendre le Coran". Vous faites un amalgame dangereux accréditant des thèses nauséabondes.

De votre côté, c'est un peu pareil, vous n'avez pu échapper aux clichés. Vous avez tout utilisé sauf la prostitution et le voile : pas assez de place sans doute ! Persistant dans les amalgames, vous n'avez pu vous empêcher d'assimiler les ouvriers des Chantiers à des alcooliques en puissance, de parler des "jeunes de banlieues", de "l'ultra gauche", des "gros bras recrutés sur les docks" (quelle belle image pour un Parisien !), des "syndicalistes remontés" (contre qui ?), "les quartiers nord" (vous avez dû faire un "copié-collé" avec ce qui se passe dans d'autres villes !!!). Tout cela, c'est beau comme de l'antique, mais ce n'est pas la réalité nazairienne.

Pourquoi n'avoir interrogé que des policiers et nullement les habitants, les associations, la municipalité ? Un parti-pris au service d'un objectif : donner une image caricaturale de Saint-Nazaire ville-ouvrière, gangrenée par l'alcool, la délinquance, les trafics de toutes sortes et "l'islamisme" qui exerce sa violence, même sur les fillettes. Un parti-pris qui "fleure bon" le racisme et les discriminations.

Certes, comme ailleurs, il existe à Saint-Nazaire des problèmes de délinquance. Mais si les forces de l'ordre ne connaissent que la répression, le riche tissu associatif, lui, a opté pour la prévention.

Nous pensons qu'en journaliste d'investigation, vous allez revenir à Saint-Nazaire et cette fois-ci, donner la parole aux "jeunes des quartiers" (rassurez-vous, on vous accompagnera si vous le voulez !). Peut-être irez-vous dans une de ces Maisons de Quartiers qui font un travail formidable, travail que vous venez de salir par votre article. Prenez aussi contact avec les habitants, les associations locales, les syndicalistes.

Votre article atteint le summum quand vous écrivez que les policiers nous font subir leur répression "sans jamais faire de vagues", que "la population collabore" : c'est sûrement pour cela que la police de Saint-Nazaire se retrouve sous les projecteurs de la CNDS (commission nationale de déontologie et de la sécurité) dans deux affaires. C'est sûrement pour cela que les associations, les syndicats, les partis politiques de gauche ont créé un comité de défense des libertés fondamentales contre les dérives sécuritaires (CODELIB), constatant et dénonçant jour après jour les dérives que vous appelez "laboratoire de la tolérance zéro" sarkozyste. Savez-vous que l'impunité n'est pas toujours du côté que vous croyez : dans l'affaire du passant blessé le 29/01/2009, le CRS tireur n'ayant pas été identifié, la justice a prononcé un "non-lieu".

Ce que vous décrivez n'est pas Saint-Nazaire : envoyé spécial au front ou journaliste, il y a une éthique qui doit être respectée. Faites votre vrai travail "d'envoyé spécial", d'enquête sur le terrain et, surtout, rassurez vos lecteurs du Figaro : la vie quotidienne de la population nazairienne serait plus agréable, si elle n'était "pourrie" par les politiques menées.

Veuillez recevoir, Monsieur, l'expression de notre très haute réprobation.

Premiers signataires :


ORGANISATIONS OU ASSOCIATIONS :
ATTAC St Nazaire, la Presqu'île et le Pays de Retz, CNT St Nazaire, CODELIB, Europe-Ecologie-Saint-Nazaire-Montoir, FRONT DE GAUCHE (PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS, PARTI de GAUCHE), FSU (Fédération Syndicale Unitaire) St Nazaire, Indignés du PAF, Label Gauche, Les Pieds dans le PAF, LDH (Ligue des droits de l'Homme), MRAP (Mouvement de rassemblement et d'amitié entre les peuples) Saint Nazaire, MRAP Nantes, USI-CGT (Union Syndicale de l'Intérim CGT), Union Démocratique Bretonne...


CITOYEN-NE-S : (liste non publiée...)

lundi 20 février 2012

MOBILISATION AU TRIBUNAL DE SAINT-NAZAIRE MARDI 21 FEVRIER 2012

CONTRE LA REPRESSION ET L'OPPRESSION SECURITAIRE
SOLIDARITE AVEC DJAMILA et RUDY


• Soutenons les militant-e-s anti-aéroport face à la répression!

Lors de la manifestation accompagnant le départ de la tracto-vélo NDDL/Paris,le 6 novembre 2011, un groupe d'opposant-e-s à l'aéroport de Notre Dame Des Landes a "escorté" un membre des renseignements généraux hors du cortège. A la suite de ces faits, deux camarades sont convoqués au tribunal de Saint-Nazaire pour "outrage à agent" le mardi 21 février à 14h.

Ce procès, qui s'ajoute à de nombreux procès visant des militant-e-s anti-aéroport, participe de cette volonté des pouvoirs policiers, judiciaires, politiques, complices de Vinci, de criminaliser cette lutte légitime contre un projet inutile. Et pourtant la répression ne nous fera pas céder! nous sommes déterminé(e)s à lutter jusqu'à l'abandon du projet.

Nous appelons les militant(e)s, la population à se rassembler devant le tribunal de Saint-Nazaire le mardi 21 février à partir de 13 heures en soutien à nos deux camarades convoqués.

Le terrorisme d'Etat ne passera pas!

le Comité de soutien aux inculpé-e-s anti-aéroport


contact : csia@riseup.net ou http://soutieninculpeesnddl.wordpress.com/

• La coordination des opposants au projet de nouvel aéroport dénonce la pression policière

— A l'occasion du jugement mardi 21 à Saint-Nazaire de 2 personnes interpellées lors du départ de la Tracto-Vélo, la coordination des opposants au projet de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes (44) dénonce à nouveau la pression policière qui continue à s'exercer sur et autour de la zone de la Déclaration d'Utilité Publique concernant le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Elle dénonce également la répression et les condamnations qui frappent tous les opposants à ce projet porté par les collectivités locales, pour lequel s'unissent PS/PC44 et UMP, l'ensemble répressif s'étant accentué énormément depuis l'arrivée sur le terrain de la multinationale Vinci.

Elle dénonce enfin l'intimidation et la disproportion des moyens mis en oeuvre, en France comme ailleurs en Europe, à l'encontre de citoyens qui militent légitimement pour l'abandon de grands projets inutiles, à l'heure où partout les financements manquent pour des causes ayant une réelle utilité sociale. La Résistance Citoyenne continue.


RENDEZ-VOUS MARDI 21 FEVRIER à partir de 13H00 Tribunal de Saint Nazaire

lundi 6 février 2012

Mutilation policière au flasball : Procès à Nantes les 6 et 7 mars 2012

Après 4 années et demi de procédure et 2 années depuis le renvoi en correctionnelle du policier tireur, Pierre et ses parents parties civiles attendaient que soit fixée la date du procès.

C'est chose faite : le procès aura lieu le mardi 6 et mercredi 7 mars 2012


Le 27 novembre 2007, devant les grilles fermées du rectorat de Nantes, au terme d'une manifestation lycéenne et étudiante bien habituelle dans ces lieux et dépourvue de tout caractère de violence, Pierre, un lycéen mineur était touché au visage et grièvement blessé à l'œil par un tir de lanceur 40 mm (flashball nouvelle génération à portée plus longue et à plus grande précision) effectué par un policier masqué (port d'une cagoule intégrale sans l'autorisation administrative nécessaire), ayant en charge d'expérimenter cette nouvelle arme dans le département.

Le lendemain même, alors que la gravité des blessures du jeune mineur hospitalisé était connue et que la préfecture s'acharnait déjà à faire de la victime un coupable, alimentant la presse en fausses informations sur les blessures, sur l'absence de tirs policiers, sur les conditions de la manifestation, la police procédait de la même manière (un tireur cagoulé de lanceur 40 mm) pour faire cesser un très modeste blocage lycéen au lycée privé Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle. (vidéo)

Le policier tireur a été mis en examen le 26 février 2010, puis renvoyé devant le tribunal correctionnelle le 6 août 2010.

Aujourd'hui, près de quatre ans et demi après les faits, la date du procès en correctionnelle du policier nantais incriminé pour un tir de flashball le 27 novembre 2007 est fixée.

Les conditions de la procédure judiciaire ont pourtant été très difficiles et la tenue d'un procès n'a été obtenue que par un travail régulier et approfondi des parties civiles, de leurs avocats et leurs soutiens (LDH, Amnesty international, syndicats, groupe du 27 novembre, individuels, autres familles touchées par de telles violences), malgré les obstacles innombrables dressés contre la recherche de la vérité dans cette affaire.

Et pendant tout ce temps, les victimes de tirs policiers au flashball se multiplient : Tableau mis à jour des victimes du flashball.

http://27novembre2007.blogspot.com/2011/10/tableau-mis-jour-des-victimes-de.html


plus d'infos sur http://27novembre2007.blogspot.com/

samedi 21 janvier 2012

Solidarité avec les inculpé-e-s anti-aéroport du 1er Décembre ! Soyons présent-e-s au procès du 13 février !



Nous relayons cet appel du comité de soutien aux inculpé-e-s anti-aéroport, dont des membres du Collectif de Lutte Contre l'Aéroport de NDDL font partie (avec d'autres orgas comme le CNCA, des occupant-e-s de la ZAD, des membres du CODELIB... et des individus remonté-e-s comme nous tous/toutes) :

Voici la version finale du tract du comité de soutien aux inculpé-e-s anti-aéroport. Un tract avec plus de détails sur la journée du 13, vous sera aussi bientôt communiqué. Restez à l'affût sur le blog du comité. Un report du procès est aussi possible.


ILS VEULENT ÉCRASER LA LUTTE PAR LA RÉPRESSION
Le 20 octobre en Loire-Atlantique, une cinquantaine d'opposant.e.s à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes manifestaient devant les locaux de Vinci à Couëron.

Après avoir distribué des tracts et tenté de discuter avec les employé.e.s, du fumier a été déversé sur le perron et des œufs  remplis de peinture lancés contre la façade.
Ils-elles voulaient dénoncer la destruction des terres agricoles et des habitations, au détriment de l'intérêt collectif, et interpeller Vinci, principal bénéficiaire de ce projet insensé.
A la suite d'une plainte de Vinci, 7 personnes ont été arrêtées à Couëron et Chauvé (Loire-Atlantique).
Alors qu'une simple convocation aurait suffi pour les interroger, ce sont plus de 15 véhicules de gendarmerie et de police qui débarquent sur les lieux, prêts à défoncer portes et fenêtres.
Au cours des interrogatoires, 2 jeunes femmes ont dû se déshabiller pour être photographiées en sous-vêtements sous prétexte d'identification de tatouages. Sur les terres occupées par les opposant-e-s à l'aéroport de Notre-dame-des-Landes, 27 véhicules et un hélicoptère sont venus en force pour rechercher d'autres participant-e-s à l'action.
En fin de journée, 5 paysan-ne-s sont inculpé-e-s de « dégradations commises en réunion » et de « refus de prélèvements d'ADN ». La date du procès est fixée au 13 février 2012.
On constate qu'il y a une volonté de saper la mobilisation paysanne et d'intimider les militant-e-s qui se sont engagé-e-s dans cette lutte.
Cette rafle du 1er décembre n'est que la poursuite d'un acharnement policier contre les opposant-e-s à l'aéroport.  D'autres procès sont à venir : pour l'occupation du square Mercoeur à Nantes, le départ de la tracto-vélo et l'action contre la caravane du PS, etc.
La lutte contre l'aéroport n'est qu'un exemple, la répression frappe partout dans l'hexagone : les Conti à Clairoix, les anti-nucléaires à Valognes, les sans-papiers à Calais et à Paris, les faucheurs d'OGM à Colmar.
Alors que les multinationales ne cessent d'accumuler les profits, avec l'aide des politicien-ne-s qui imposent l'austérité et leur désastreuse politique d'aménagement du territoire, la police et la justice intimident et cherchent à casser toute tentative de protestation, de refus ou de résistance.
Soutien aux inculpé-e-s anti-aéroport !
Soyons présent-e-s au procès du 13 février !
Le procès pouvant être reporté, tenez-vous au courant sur le blog : http://soutieninculpeesnddl.wordpress.com/  

contact : csia@riseup.net
Le comité de soutien aux inculpé-e-s anti-aéroport

Le tract en version PDF pour impression et diffusion :

tract

Une affiche de soutien à coller près de chez vous :


En format PDF pour impression et diffusion :

affiche soutien inculpé-e-s

dimanche 15 janvier 2012

Soutien aux inculpé-e-s anti-aéroport ! Soyons présents au procès du 13 février 2012!

Le 20 octobre en Loire-Atlantique, une cinquantaine d'opposant-e-s à l'aéroport de Notre-Dame –des-Landes manifestaient devant les locaux de Vinci à Couëron. Après avoir distribué des tracts et tenté de discuter avec les employé-e-s, du fumier a été déversé sur le perron et des œufs remplis de peinture lancés contre la façade.

Ils-elles voulaient dénoncer la destruction des terres agricoles et des habitations, au détriment de l'intérêt collectif, et interpeller Vinci, principal bénéficiaire de ce projet insensé.

A le suite d'une plainte de Vinci, 7 personnes ont été arrêtées à Couëron et Chauvé (Loire-Atlantique).

Alors qu'une simple convocation aurait suffi pour les interroger, ce sont plus de 15 véhicules de gendarmerie et de police qui débarquent sur les lieux, prêts à défoncer portes et fenêtres. Au cours des interrogatoires, 2 jeunes femmes ont dû se déshabiller pour être photographiées en sous vêtements sous prétexte d'identification de tatouages. Sur les terres occupées par les opposant-e-s à l'aéroport de Notre-dame-des –Landes, 27 véhicules et un hélicoptère sont venus en force pour rechercher d'autres participants à l'action.

En fin de journée, 5 paysan-ne-s sont inculpé-e-s de « dégradations commises en réunion » et de « refus de prélèvements d'ADN ». La date du procès est fixée au 13 février 2012.

On constate qu'il y a une volonté de saper la mobilisation paysanne et d'intimider les militant-e-s qui se sont engagé-e-s dans cette lutte.

Cette rafle du 1er décembre n'est que la poursuite d'un acharnement policier contre les opposant-e-s à l'aéroport. D'autres procès sont à venir : pour l'occupation du square Mercoeur à Nantes, le départ de la tracto-vélo et l'action contre la caravane du PS, etc.


La lutte contre l'aéroport n'est qu'un exemple, la répression frappe partout dans l'hexagone : les Conti à Clairoix, les anti-nucléaires à Valognes, les sans-papiers à Calais et à Paris, les faucheurs d'OGM à Colmar.

Alors que les multinationales ne cessent d'accumuler les profits, avec l'aide des politiciens qui imposent l'austérité et leur désastreuse politique d'aménagement du territoire ; la police et la justice intimident et cherchent à casser toute tentative de protestation, de refus ou de résistance.


Soutien aux inculpé-e-s anti-aéroport !

Soyons présents au procès du 13 février !

samedi 24 décembre 2011

Déjà cinq semaines de détention « provisoire » pour les inculpé-e-s de Labège !

Déjà cinq semaines de détention « provisoire »
pour les inculpé-e-s de Labège !

Le 14 novembre dernier à Toulouse, une dizaine de personnes ont été interpellées au cours de la rafle menée par une centaine de gendarmes mobiles dans sept lieux d'habitation, et quatre d'entre elles sont depuis incarcérées à la maison d'arrêt de Muret.
Ils et elles sont, avec une autre jeune femme, poursuivis pour « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destruction ou de dégradations de biens » ;
« violence commise en réunion sans incapacité » ;
« dégradation ou détérioration du bien d'autrui commise en réunion ». Des chefs d'inculpation très lourds, au regard des faits qui leur sont imputés, et pour lesquels ils et elles nient toute participation – l'action réalisée à la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) de Labège, le 5 juillet dernier, par une dizaine de personnes qui ont déversé des excréments sur des bureaux et des ordinateurs, et laissé sur les lieux des tracts dénonçant à juste titre l'accentuation de la répression à l'encontre des mineur-e-s.
Depuis, quatre des personnes inculpées demeurent ainsi détenues sans que l'on sache pour combien de temps encore, et alors que le soutien matériel (argent, livres, vêtements, courrier) qui leur avait aussitôt été apporté est resté bloqué en tout ou partie pendant des semaines, de façon à les couper du monde extérieur et à faire pression sur elles pour les faire craquer. Par ailleurs, des prélèvements de leur ADN ont été effectués contre leur gré pendant leur garde à vue – le refus qu'elles y ont toutes opposé leur vaudra un procès le 9 mai prochain –, et le tribunal prétexte attendre le résultat de ces prélèvements pour les maintenir en détention en se gardant d'avancer la moindre date concernant leur libération.

La situation des « inculpé-e-s de Labège » rejoint en fait celle de nombreuses autres personnes placées en détention « provisoire » dans diverses geôles françaises pendant des mois et des mois (dernièrement à Paris et à Nantes). Les innombrables lois sécuritaires votées depuis une dizaine d'années – et appliquées en particulier à l'encontre d'une certaine jeunesse criminalisée sous les étiquettes « ultra-gauche » ou « mouvance anarcho-autonome » – permettent en effet à l'Etat français de s'asseoir désormais en toute légalité sur la « présomption d'innocence » censée être à la base de sa justice, créant un véritable délit d'opinion dans un silence presque parfait.
La solidarité montrée aux personnes qui se trouvent jetées dans le collimateur policier et judiciaire fait de plus facilement l'objet d'une répression violente. D'imposantes forces de gendarmerie mobile ont par exemple encerclé la manifestation organisée à Toulouse le 17 décembre en soutien aux « inculpé-e-s de Labège » en voulant disperser brutalement ses quelque 200 participant-e-s après les avoir soumis-e-s à un contrôle d'identité.
Que cette manifestation ait malgré tout et heureusement pu se tenir un peu plus tard prouve combien il est important de ne plus laisser faire.

Libération et arrêt des poursuites
pour les « inculpé-e-s de Labège » et d'ailleurs !

Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux – antirep86@free.fr
Collectif liberté pour les inculpé.e.s du 15 novembre Toulouse : nonalepm@riseup.net
CODELIB (Comité de défense des libertés fondamentales contre les dérives sécuritaires) St-Nazaire : codelibsaintnazaire@gmail.com
Collectif Contre Les Abus Policiers, Bordeaux http://clap33.over-blog.com/
Caisse de solidarité Montpellier
Les amis de l'égalité, Blois, <lesamisdelegalite@free.fr>
Soif d'utopie - Tours -
Emancipation, tendance intersyndicale, http://www.emancipation.fr


Soutien financier pour les frais de justice et la cantine en prison : envoyez vos chèques
à l'ordre de « Maria », CAJ, c/o Canal Sud, 40 rue Alfred-Duméril, 31400 Toulouse.

dimanche 11 décembre 2011

Appel à un rassemblement de soutien aux raflé-e-s du 1er décembre et à tous les autres inculpé-e-s concernant des actions contre l'aéroport de NDDL et son monde.


Appel à un rassemblement de soutien aux raflé-e-s du 1er décembre et à tous les autres inculpé-e-s concernant des actions contre l'aéroport de NDDL et son monde.


Le jeudi 1er Décembre, à partir de 6h du matin, 6 opposant-e-s à l'aéroport de NDDL ont été raflés et placés en garde à vue suite à une plainte de Vinci (sur 15 personnes recherchés). La plainte concerne la dégradation extérieure d'un siège local de Vinci Construction le 20 Octobre 2011.

Pour plus de détails, voir l'article concernant l'action sur le site des occupant-e-s de la ZAD et la compilation de communiqués dénonçant la rafle.

Le simple jets d'oeufs de peinture et de fumier sur les vitres des bureaux de Vinci auraient coûté, selon la multinationale aux mains sales (pléonasme ?), plus de 40000 euros. Les dégâts que Vinci occasionnent sur l'environnement, sur la santé de ses ouvrier-ères, sur la vie de nos campagnes par leur bétonnage à grande échelle... ne se chiffrent pas. Mais combien coûte la misère qui en découle ?!

Les autorités publiques choisissent ainsi de défendre les intérêts de Vinci en déployant des moyens de répression dignes d'opération anti-terroristes ! La collusion des intérêts entre le privé et le public devient de plus en plus flagrante, comme le prouve l'ampleur de cette opération de répression, ainsi que les multiples arrestations en série qui se déroulent dans le 44 depuis quelques mois.

De plus, les inculpé-e-s sont en majorité issus du milieu paysan et sont clairement visés pour leur possible appui logistique, politique et humain à la lutte contre l'aéroport de NDDL. L'objectif des ces paysan-ne-s de défendre la terre trouve écho chez de nombreux/ses habitant-e-s, et l'on sent que que les autorité-e-s veulent bâillonner cette parole paysanne qui dérange !

Les inculpé-e-s ont donc décidé de dénoncer publiquement leur arrestation et l'ampleur des faits qui leur sont reprochés, en retournant sur les lieux de leur soi-disant "crime".

Vinci et les autorités locales doivent comprendre que leur tactique d'intimidation par la répression ne nous fait pas peur, qu'elle nous renforce au contraire dans notre détermination à ne rien lâcher !

Un point presse sera ainsi tenu :

devant le siège de Vinci constructions, rue des Meuniers, à Coueron à partir de 14h le jeudi 15 décembre.

A cette occasion, les inculpé-e-s et d'autres militant-e-s appellent à un rassemblement de soutien, qui vise aussi à soutenir tous/toutes les autres raflés et inculpé-e-s de ces dernières mois.

Montrons-leur que ne nous participons pas à leur jeu de la peur ! Ne nous terrons pas, ce serait leur faire plaisir !

Soyons plus déterminé-e-s que jamais à lutter contre le projet d'aéroport de NDDL et contre toute l'urbanisation qui détruit nos vies et nos capacités d'autonomie ! N'attendons pas qu'il soit trop tard !

Le terrorisme d'état ne passera pas !



Les raflé-e-s/inculpé-e-s du 1er décembre et des militant-e-s les soutenant.

Pour accéder au lieu de rassemblement : http://g.co/maps/w66ed


mercredi 7 décembre 2011

Solidarité avec les Inculpés de Notre dame des landes

NE LES LAISSONS PAS ÉCRASER LA LUTTE SOUS LES PROCÈS

En Loire-Atlantique le 1er décembre à 06 H du matin, la préfecture a lancé une rafle policière pour arrêter – ou tenter d'arrêter – sur les communes de Couëron, Chauvé et la ZAD de Notre-Dame-des-Landes onze personnes engagées dans la lutte contre le projet d'aéroport. En fin de journée cinq personnes étaient inculpées de « dégradations commises en réunion » ou « complicité de... ». avec une date de procès fixée au 13 février 2012. Cinq autres personnes seraient à ce jour encore recherchées.

LES FAITS QUI LEUR SONT REPROCHÉS

Avoir déversé le 15 octobre, à une cinquantaine, quelques poignées de fumier et des oeufs remplis de peinture sur le perron extérieur et la façade du siège Ouest de Vinci, sur la commune de Couëron, après avoir tenté de discuter avec les salariés et distribué un tract.

DES MOYENS COMPLÈTEMENT DÉMESURÉES

Alors que l'action du 15 octobre a été commise au grand jour, à visage découvert pour les personnes arrêtées, pourquoi un tel déploiement de forces policières à 6H du matin ce 1er décembre, alors qu'une simple convocation suffisait pour interroger les personnes ?

27 véhicules dénombrés sur la ZAD ( 2 cars, des fourgons, des voitures de la BAC et un hélicoptère), 14 à Couëron. La brigade d'intervention de Nantes était prête à défoncer au bélier la porte d'une famille pour arrêter le fils de 22 ans, ou casser un carreau pour entrer en force chez des militants ayant une implication politique publique de longue date.
Au cours des interrogatoires deux jeunes femmes ont dû se déshabiller pour être photographiées en sous-vêtements sous prétexte d'identification de tatouages(!), et certains arrêtés qui ont refusé le prélèvement d'ADN pour fichage ont été inculpés pour celà.

Depuis quand une action politique symbolique déclenche-t-elle une rafle policière digne d'un régime autoritaire d'un autre temps ?

Nous vous invitons le mercredi 7 décembre à 20H 30 dans les locaux de B17 , au 17 rue Paul Belamy - Nantes, pour participer à une réunion afin d'organiser la solidarité autour des inculpé-e-s du 1er décembre et préparer la mobilisation en prévision des procès à venir (le 13 février, mais aussi les mois suivants). Réagissons collectivement à cette intimidation policière et judiciaire, au service de la multinationale Vinci impliquée dans tant de chantiers nuisibles et dénoncés comme les LGV, autoroutes, prisons, centrales nucléaires et autre aéroport.

Nantes, le 02 décembre.


Collectif nantais de Lutte Contre l'Aéroport.

mercredi 30 novembre 2011

SOLIDARITÉ AVEC LES INCULPÉ-E-S DE TOULOUSE : LIBÉRATION IMMÉDIATE, ARRÊT DES POURSUITES !

Le 5 juillet dernier, une dizaine de personnes ont pénétré dans les locaux de la Protection judiciaire de la jeunesse, à Labège, pour manifester contre l'incarcération des mineurs. En dépit du fait que, au dire même du procureur, l'action menée « n'a finalement fait que peu de dégâts », la répression s'exerce aujourd'hui de façon brutale et arbitraire.
Une centaine de gendarmes ont en effet opéré le 15 novembre à Toulouse des perquisitions et procédé à une dizaine d'interpellations dans sept lieux d'habitation, pour l'essentiel des squats — embarquant au passage une famille de sans-papiers—, et bien sûr ordinateurs et écrits divers. Ils ont placé en garde à vue six personnes (que la presse, à son habitude, et suivant en cela le ciblage policier destiné à criminaliser au maximum, s'est empressée de classer dans les « mouvances anarchistes »), et quatre d'entre elles se trouvent depuis en détention à la maison d'arrêt de Toulouse-Seysses.

Comme d'habitude , le juge a refusé la mise en liberté provisoire pour ces personnes, alors que les garanties de représentation étaient présentées, au prétexte qu'elles pourraient communiquer ensemble et prendre la fuite. Dix jours après leur mise en détention, elles se trouvent toujours privées de tout contact avec l'extérieur : les mandats, le courrier et les affaires personnelles tardent à leur arriver. Bref, tout est mis en œuvre pour maintenir la pression sur les inculpéEs et tenter de les faire craquer.
Ilelles sont accuséEs « de participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destruction ou de dégradations de biens ; violence commise en réunion sans incapacité ; dégradation ou détérioration du bien d'autrui commise en réunion ». Des faits minimes, une action de solidarité, mais des chefs d'inculpation très lourds et qui risquent d'être lourds de conséquences.

Que ces personnes soient impliquées ou non dans cette action n'a pas d'importance, tant il est juste sur le fond d'avoir exprimé sa solidarité avec celles et ceux qui subissent la répression de manière brutale, ici les jeunes prisonnierEs de Lavaur qui se sont mutinéEs en mai 2011. Quand l'Etat enferme pour quelques graffitis, il tente de terroriser ses détracteurs et à tous ceux et celles qui, frappéEs de plein fouet par la débâcle économique, se risqueraient à quelques actions directes expropriatrices et/ou revendicatives.
Ce n'est pas un milieu que l'on cible, c'est la capacité d'action de toute lutte. C'est pourquoi nous appelons à dénoncer à la fois la politique sécuritaire – dont la récente réforme sur la répression de la jeunesse ainsi que l'annonce d'un prochain décret permettant un fichage centralisé de la jeunesse (justice/école/santé) constituent des épisodes supplémentaires – et la répression menée à l'encontre des personnes actuellement incarcérées et poursuivies.
L'époque résonne du bruit de bottes. Omniprésence de flics et de militaires sur la voie publique, multiplication des fichiers, délation institutionnelle, interdictions et amendes en tout genre... : la pression policière s'accentue sans cesse sur la population ; contrôles, surveillances et contraintes sont le lot quotidien de tout un chacun, particulièrement des pauvres.

Nous ne voulons pas de ce monde qui nous contrôle et nous emmure.
Leurs matraques ne nous feront pas taire, ni marcher d'un seul pas !

SAMEDI 17 DÉCEMBRE,
DESCENDONS EN NOMBRE DANS LA RUE !
RDV À JEAN JAURES, 14H

Contact du Collectif liberté pour les inculpé.e.s du 15 novembre :
nonalepm@riseup.net
Soutien financier pour les frais de justice et la cantine en prison : envoyez vos chèques
à l'ordre de « Maria », CAJ c/o Canal Sud, 40 rue Alfred Duméril, 31400 Toulouse.

mercredi 26 octobre 2011

Forum antirépression 2011 à Poitiers

Samedi 26 et dimanche 27 novembre Maison du peuple, 21 bis rue Arsène Orillard Programme – Samedi * à 14h accueil puis projection du film Silence du fleuve et débat sur l'immigration. Film consacré aux massacres des algériens le 17 octobre 1961 à Paris suivi d'un débat sur l'immigration avec Mehdi Lallaoui, réalisateur du film …


http://www.antirep86.fr/2011/10/26/forum-antirepression-2011-a-poitiers/



dimanche 9 octobre 2011

Nantes - 17 octobre 1961-17 octobre 2011 : 50 ans de violences policières. Ni oubli, ni pardon !

Nantes. 17 octobre 1961-17 octobre 2011 : 50 ans de violences policières. Ni oubli, ni pardon !

Rassemblement, lundi 17 octobre, 18h, Place Royale.

Le 17 octobre 1961, dans un contexte de contestation du colonialisme, une manifestation d'Algériens en lutte pour l'indépendance était attaquée par la Police française. Commandée par le collaborationniste Maurice Papon (alors Préfet de Police), la police tire sur les manifestants qui sont ensuite tabassés et jetés dans la Seine lors d'une gigantesque ratonnade légale en plein Paris. La police tue plusieurs centaines de personnes.
La répression de cette manifestation reste, à ce jour, le plus grand crime policier depuis la Deuxième Guerre Mondiale. Le 8 février 1962, une manifestation pour la paix en Algérie et contre l'OAS est organisée à Paris. Les policiers attaquent les manifestants qui sont écrasés contre les grilles de la station de métro Charonne.
9 manifestants sont tués, des centaines sont blessés.
N'oublions pas que cette même institution policière collaborait avec les occupants allemands et la politique
de racisme d'État mise en place par Vichy, quelques années plus tôt.
50 ans après, qu'en est il de cette Police Française « Républicaine » ?

- En France :
La police tue et mutile toujours en toute impunité. De Malik Oussekine tabassé à mort en décembre 1986 à Paris lors d'une manifestation contre la réforme Devaquet, et Makomé M'Bowole tué dans un commissariat en 1993, à Zyed et Bouna en 2005 à Clichy, ou encore Moushin et Laramy en 2007 à Villiers le Bel. Ces décès sont toujours causés directement par une intervention policière. Ali Ziri, âgé de 69 ans, meurt le 11 juin 2009 après s'être fait agresser par des policiers à Argenteuil.
Le 14 octobre 2010, à Montreuil, Geoffrey, lycéen, est blessé à l'œil par un tir de flashball en plein mouvement social.
Ce ne sont ici -malheureusement- que quelques exemples. La liste des morts et des blessés occasionnés par la police ne cesse de s'allonger.
La guerre aux pauvres s'incarne aussi dans les rafles et les expulsions violentes de sans papiers, la traque des Roms, les expulsions de squat, les contrôles, brimades et menaces quotidiennes...
La police est en voie de militarisation, équipée d'armements sophistiqués, de drones, d'hélicoptères, elle joue un rôle d'armée d'occupation dans certains quartiers.

- À Nantes :
Notre chère ville socialiste n'échappe pas à la règle. Dans la nuit du 22 au 23 novembre 2006, Taoufik el Amri meurt noyé dans l'Erdre suite à un contrôle policier. Les policiers concernés sont condamnés trois ans plus tard pour faux témoignages : on ne connaitra donc jamais la vérité.
En novembre 2007, la police nantaise expérimente des flashballs d'un genre nouveau (les Lanceurs de Balles de Défense) sur une manifestation d'étudiants et de lycéens : un jeune perd l'usage d'un œil.
C'est à Nantes que commence une longue série de mutilations : sept personnes au moins, dans toute la France, ont perdu l'usage d'un œil suite à un tir de flashball. Un homme est mort, à Marseille en décembre 2010, après qu'un policier lui ai tiré au flashball dans le cœur. De très nombreuses personnes sont blessées à des degrés divers par ces armes létales.
En Janvier 2011, une soirée étudiante à la Fac de Nantes est attaquée par la police : en résultent insultes, passages à tabac et arrestations.
Lors d'une manifestation à l'aéroport de Nantes Atlantique le 27 juillet 2011, les CRS brisent les côtes d'une manifestante et la laissent sans soin. Son pronostic vital est engagé pendant plusieurs heures.
Le 2 septembre 2011, le GIPN et les policiers tirent au taser sur des manifestants anti-aéroports dans le centre ville de Nantes. Le soir même, les policiers nantais attaquent au gaz et à la matraque des passants lors d'un festival musical.
Les manifestations politiques sont systématiquement encadrées et provoquées par la police nantaise.
En toile de fond, l'espace public est saturé par la présence policière : des caméras de surveillances aux cars de CRS faisant des rondes en centre ville.
Ce ne sont que quelques exemples révélateurs du climat policier qui règne à Nantes comme partout en France.
La logique est claire, faire régner la peur, aseptiser les villes, chasser les « indésirables ». 

Hommage à toutes les victimes de crimes policiers. Que Justice soit rendue.
 
Premiers signataires : des individuEs, Coordination des Groupes Anarchistes, Fédération Anarchiste, No Pasaran, Réseau Université Sans Frontières, SUD étudiant ...


mardi 27 septembre 2011

Forum anti-répression 2011

Le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux compte organiser à Poitiers, le week-end des 26-27 novembre prochains, un forum antirépression auquel il aimerait associer des collectifs existant ailleurs.

Le forum que nous avons tenu, l'an dernier à la même époque, avec une dizaine d'autres comités a été pour nous un succès, non seulement par la richesse de ses échanges et son ambiance très conviviale, mais parce qu'il a débouché sur une action commune, la Journée contre les violences policières du 19 mars 2011. En effet, face à la multiplication des intimidations, interpellations, condamnations de toutes sortes qui dessinent un peu partout un ordre policier généralisé, est sortie des discussions l'idée de cette mobilisation en France contre les politiques sécuritaires en cours ou à venir, et une quinzaine de comités au moins ont, là où ils étaient investis, mené sur ce thème des actions décidées localement.

Cette année, nous vous proposons :

• le samedi 26 novembre

- en début d'après-midi, un premier temps consacré au massacre des Algérien-ne-s à Paris qui a eu lieu le 17 octobre 1961, avec la projection du Silence du fleuve, suivi d'un débat sur l'immigration – en présence de Mehdi Lallaoui, réalisateur du film, ainsi que de collectifs de sans-papiers ;

- en soirée, une « table ronde » entre les divers groupes antirépression représentés, afin de confronter nos expériences et de construire une mobilisation contre toutes les formes de répression, en arrêtant si possible une nouvelle action commune.

• le matin du dimanche 27 novembre, un atelier d'autodéfense juridique, pour mettre là encore en commun nos expériences, informations, points de vue et analyses en matière d'interpellation, de garde à vue, de procès, etc., de façon à favoriser la résistance contre les méthodes de répression utilisées.

Nous espérons que ce programme vous attirera nombreuses et nombreux, et attendons vos remarques et propositions pour l'enrichir éventuellement.

Une restauration sera assurée tout au long du forum. Nous vous préciserons dès que possible le lieu où il se tiendra, ainsi que les modalités d'accueil et d'hébergement en fonction de votre participation.

Merci de diffuser massivement autour de vous

Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux
antirep86@free.fr

dimanche 4 septembre 2011

OpposantEs à l'Aéroport : Rassemblement de soutien à Saint-Nazaire

Mardi 6 septembre 2011 14H00
Tribunal de Saint Nazaire (plan)
Rassemblement de soutien contre les expulsions à l'occasion de la convocation de certains habitants de la ZAD, à l'appel de l'ACIPA

samedi 25 juin 2011

42ème suicide ou mort suspecte connu(e) en détention en 2011


42ème suicide ou mort suspecte connu(e) en détention en 2011

Le nombre de suicides ou de morts suspectes en prison ne diminue pas.
Un suicide ou mort suspecte tous les trois jours en prison,
10 fois plus qu'en milieu libre.

Manquement grave de l'administration pénitentiaire. L'omerta [[Omerta : Par extens. Loi du silence imposée par un groupe. (Le nouveau Littré, 2006) Le véritable problème posé par ces statistiques est qu'elles sont globales : l'administration pénitentiaire se garde bien de communiquer le détail de son décompte macabre. Elle "omet" de publier la date, l'âge, le lieu dans la détention (quartier disciplinaire, quartier d'isolement cellule d'arrivant etc...), et cultive l'opacité la plus absolue lorsqu'il s'agit d'obtenir des explications précises quant aux conditions dans lesquelles ces femmes, ces enfants, ces hommes sont décédés.
Ces statistiques, transmises par l'Administration Pénitentiaire, ne disent rien sur les souffrances des proches, leur prise en charge psychologique, leur prise en charge financière, et sur la manière dont l'information leur est transmise ou pas...]  ]] continue sur la réalité des chiffres quant aux conditions et lieu réel du décès.

Centre de détention de Vivonne
Suicide d'un homme, 25 ans, par absorption de médicaments
le 18 juin 2011

Nous exigeons, les familles et proches exigent la vérité de la part de l'administration pénitentiaire et des autorités judiciaires afin que toute la lumière soit faite sur ces nouveaux décès.

Les familles et proches souhaitent une vraie prise en compte de leurs souffrances et une aide directe de la part de l'administration pénitentiaire.

Les autorités judiciaires doivent assumer toutes leurs responsabilités sur ces nouveaux décès.

42 suicides et morts suspectes connus depuis le 1er janvier 2011
Nous savons que ces chiffres ne reflètent pas la réalité. La création de l'Observatoire des suicides et des morts suspectes sur le site prison.eu.org a permis d'interpeller l'opinion publique.
www.prison.eu.org/spip.php ?page=rubrique&id_rubrique=68

« L'ensemble des études pointent comme des périodes de particulière vulnérabilité, outre l'entrée en détention, certains moments particuliers :
la période correspondant au jugement ;
le placement au quartier disciplinaire ;
la période postérieure à une tentative de suicide ou à une automutilation. ».
Circulaire du 26 avril 2002 NOR JUSE0240075C sur la Prévention des suicides dans les établissements pénitentiaires.

« Le droit à la vie : il est nécessaire de montrer que l'administration pénitentiaire doit tenir compte de cette obligation dans la mise en place de certaines procédures (quartier disciplinaire, isolement...). ».
Conclusion du 20 octobre 2003 du Rapport de la CNCDH sur les droits de l'homme en prison.

Contact Presse :
Milko Paris, tél. 06 60 17 33 42
mail. ✉redaction@banpublic.org 





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mercredi 11 mai 2011

"Base élèves" et le fichage généralisé : Lettre ouverte à M. l'Inspecteur d¹Académie de Loire-Atlantique

Lettre ouverte du CNRBE à M. l'Inspecteur d'Académie de Loire-Atlantique

Vous avez sommé mesdames Isabelle Godron Durrande (école Dervallières Chézine à NANTES), Sylvie Pouyon (école de La Forêt à SAUTRON), Marie-Bernadette Fleurance (école du chêne vert à SAINT HERBLON, et messieurs Joël Potin (école de PRINQUIAU), Thierry Flora (école Lamartine à SAINT NAZAIRE) et  François Le Ménahèze (école Lucie Aubrac à SAINT LUMINE DE CLISSON) de renseigner Base Elèves d'ici le 15 mai 2011.

En juillet 2010, les décisions du Conseil d'Etat contre Base Elèves et le fichier national Base National des Identifiants Elèves  ont été largement relayées par les médias. Ce jugement rétablit notamment le droit d'opposition des parents et confirme l'illégalité de tout rapprochement ou mise en relation des données de Base Elèves avec d'autres fichiers. Il vient s'ajouter au « rappel à la loi » déjà adressé par le Parquet de Paris au Ministère de l'Education Nationale suite aux 2100 plaintes des parents.
 
Ces fichiers remettent en cause le principe de confidentialité, le respect de la vie privée, et le droit à l'éducation, comme dénoncé par le Comité des Droits de l'enfant de l'ONU en juin 2009. Le Comité a recommandé notamment à la France « de ne saisir dans les bases de données que des renseignements personnels anonymes et de légiférer sur l'utilisation des données collectées en vue de prévenir une utilisation abusive des informations. »

Le caractère indispensable de Base Elèves pour le bon fonctionnement de l'école n'a jamais été démontré. Les données chiffrées anonymes sont suffisantes pour la gestion des effectifs des écoles, et le travail par échantillons ou panels est une garantie pour la qualité des études statistiques et pour les libertés individuelles.

Nous ne comprendrions pas, Monsieur l'Inspecteur d'Académie, que Mesdames Isabelle Godron Durrande, Sylvie Pouyon, Marie-Bernadette Fleurance et messieurs Joël Potin, Thierry Flora  et  François Le Ménahèze, soient sanctionnés pour avoir agi de manière conforme, et qui plus est par anticipation, aux recommandations du Comité des droits de l'enfant de l'ONU.
 
Le CNRBE vous rappelle que ces six directeurs n'ont pas désobéi, contrairement à ce qu'il leur est reproché ; bien au contraire, ils  ont  appliqué, dans le domaine des Droits de l'Enfant, la Convention Internationale des Droits de l'Enfant, texte de droit international, ratifié par la France, et qui s'impose donc à notre ordre juridique interne.

Mesdames Isabelle Godron Durrande, Sylvie Pouyon, Marie-Bernadette Fleurance et messieurs Joël Potin, Thierry Flora et François Le Ménahèze, soutenus par le Collectif National de Résistance à Base Elèves (CNRBE), demandent exactement les mêmes choses que ce collectif, à savoir : 
- que la France renonce au recueil et au traitement centralisé de données personnelles contenues dans Base Elèves 1er degré, dans Sconet, et dans tout autre fichier centralisé du même ordre; 
- que la France renonce à la Base Nationale des Identifiants élèves (BNIE), qui permet de multiples interconnexions actuelles et futures avec d'autres bases administratives. 
 
Le Collectif National de Résistance à Base Elèves, soutient Mesdames Isabelle Godron Durrande, Sylvie Pouyon, Marie-Bernadette Fleurance et messieurs Joël Potin, Thierry Flora et François Le Ménahèze, dans leur  refus de renseigner Base Elèves ainsi que dans leur exigence concernant la protection des données relatives aux enfants et à leurs proches recueillies dans le cadre de leur scolarité : aucune donnée nominative ne doit sortir des établissements.

le 10 mai 2011


Lettre d'infos externe du Collectif national de résistance à Base élèves (CNRBE). Site web: http://retraitbaseeleves.wordpress.com
Contact: base-eleves@orange.fr

mardi 5 avril 2011

Le 5 avril au Tribunal correctionnel de Tours : Un procès peut en cacher un autre






5 avril, Tribunal correctionnel de Tours  Un procès peut en cacher un autre
http://baleiniers.org/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=153:5-avril-tribunal-correctionnel-de-tours-un-proces-peut-en-cacher-un-autre&amp;catid=1:commun

UN PROCES PEUT EN CACHER UN AUTRE

Le 5 avril 2011, à 9 h 30, 4 militant-e-s tourangeaux  solidaires des sans-papiers, Jean-Christophe Berrier et Muriel El  Kolli, du collectif « Soif d'utopies », ainsi que Abd-El Kader Aït  Mohamed et Chantal Beauchamp, du   Réseau Education Sans Frontières  (RESF37) sont convoqués devant le Tribunal correctionnel  de Tours pour  répondre, sur plainte de Brice Hortefeux ancien ministre de l'Intérieur,  du délit de « diffamation publique contre une administration  publique ».

C'est la 4ème fois depuis le 16 Septembre 2010 qu'ils  devront comparaître pour la même affaire : Brice Hortefeux leur  reproche un communiqué intitulé « Les Baleiniers » dans lequel  ces deux organisations alertaient l'opinion sur leurs soupçons  d'utilisation du fichier scolaire « Base-Elèves » pour repérer les  personnes sans-papiers ayant des enfants scolarisés, les arrêter et les  expulser. Ce communiqué comparait ces méthodes à celles employées pour  attraper les baleines,  usant des baleineaux comme d'appâts. Cette  pratique leur rappelait la chasse aux « indésirables » par le régime de  Vichy.

Les 3 audiences précédentes, les 16 septembre 2010,  le 3 décembre, et le 17 février février 2011 ont tourné court, comme si  ce procès voulu par le pouvoir, le tribunal craignait d'avoir à  l'assumer ! Sous couvert de poursuites en diffamation, on fait aux 4 de  Tours un procès politique, un procès pour l'exemple, visant à faire  entrave à la liberté d'expression lorsque celle-ci met en cause la  politique et les pratiques actuelles de chasse aux étrangers. Il s'agit  d'interdire aux militants de faire usage de références à notre histoire  pour juger de cette politique. Il s'agit enfin de criminaliser toute  forme de protestation et de solidarité.

REFUSONS que des militants soient en position d'accusés, REFUSONS de céder à la guerre d'usure des reports successifs,

SOYONS NOMBREUX lors de nos 2 prochaines actions :

Le samedi 2 avril Place Jean-Jaurès  à 14 h 30
 Opération « Déboutons Hortefeux »

Le  mardi 5 avril à 9 h , rassemblement
 aux marches du Palais de Justice

Il est temps de retourner l'accusation contre des  politiques injustes, répressives et xénophobes, il est temps de  s'insurger contre ce qui est, ici et aujourd'hui, et depuis trop  longtemps, la réalité de la politique gouvernementale : la xénophobie et  le racisme d'Etat, une machine répressive tournant à plein régime  contre les étrangers et contre tous les indésirables dont la liste ne  cesse de s'allonger, le Comité de Soutien est à l'origine  du Manifeste  « J'ACCUSE » qui dresse le tableau inquiétant de l'état des libertés et  des droits dans notre pays, pour tous ses habitants. Ce manifeste est  ouvert à l'engagement et à la signature de toutes et tous, sur le site http://manifeste.baleininiers.org

La pétition demandant la relaxe des 4 de Tours a recueilli plus de 11 500 signatures. Pour signer en ligne : http://baleiniers.org/la-petition