mercredi 20 février 2013

 Il est intéressant de voir comment des "non-nazairiens" vivent une séances au tribunal de Saint-Nazaire, et la façon dont il perçoivent que la justice est rendue, ou plus exactement que la répression est servie dans notre bonne ville. La façon dont le tribunal local traite les témoins est symptomatique de ce que nous avons déjà pu écrire à propos d'une justice à géométrie variable, ces jugements de cour qui selon que vous serez faible ou puissant vous rendrons blancs ou noirs comme le disait déjà La Fontaine.

Le Témoignage d'Hérvé Kempf, publié sur le site http://reporterre.net/spip.php?article3842 est éloquent à plus d'un titre sur ce qu'il faut bien nommer une justice de classe.

Libertés

Notre Dame des Landes : le procès de la liberté





Le 12 février à Saint Nazaire, Elise et Erwan comparaissaient devant le tribunal. Leur crime ? Avoir "outragé" les gendarmes surarmés qui investissaient le bocage de Notre Dame des Landes en manifestant nus. Hervé Kempf (Reporterre) - 13 février 2013

- Reportage, Saint Nazaire
Je me rends au procès d’Elise P. et Erwan T. « La citation à témoins » que j’ai reçue indique que j’ai « à comparaître devant le tribunal correctionnel de Saint Nazaire » le 12 février à 14 h « en qualité de témoin pour y être entendu dans l’affaire concernant Madame P. [je n’indique pas les noms] et Monsieur Erwan T. poursuivis pour avoir à Notre Dame des Landes (44), le 23 novembre 2012, outragé par gestes non rendu public une personne dépositaire de l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions en l’espèce en déambulant entièrement dénudé ».
Le vendredi 23 novembre, une semaine après la grande manifestation populaire du 17 à Notre Dame des Landes, l’Etat avait lancé une nouvelle opération policière, très brutale, sans doute pour signifier qu’il restait maître du terrain. Dans la boue et le froid, une guerilla de deux jours s’enclenchait sous les nappes de gaz lacrymogène, avant que, dimanche soir 25 novembre, une cinquantaine de tracteurs viennent former autour de la Chataîgneraie une barrière protectrice. Face à la violence policière, Elise et Erwan, qui s’étaient rencontrés quelques jours auparavant, décidèrent de manifester nus.
Le 24 novembre, Elise et Erwan recommencent leur action, joints par deux autres zadistes, dont Baptiste. La police réagit sauvagement, les aspergeant à bout portant de gaz lacrymogène. Voici le témoignage de Baptiste.
C’est cependant seulement le geste du 23 novembre qui est poursuivi.
Elise a expliqué sa démarche de façon claire : « Pourquoi nue ?
Je souhaite m’exprimer au travers de cette lettre, pour ne rien omettre, ni tordre mon discours, car il est en ce moment, entendu et peut être mal compris. Il existe plusieurs raisons pour lesquelles j’ai posé nue.
En choisissant ce geste, cette forme d’expression, j’ai souhaité créer un contraste indiscutable face au surarmement déployé censé encercler un lieu aussi nu que moi. Cela éveille chez moi un besoin indispensable de m’exprimer au nom de la nature, dans laquelle j’inclue l’humanité.
Je ne vois pas comment faire passer le message autrement que nue. Etant aux côtés de la nature, de la forêt, de sa faune et de toute sa diversité, en proie à la destruction programmée, je ne peux me défendre qu’aussi nue qu’elle.
Si moi j’ai pu outrer quelqu’un, moi je les accuse, au nom de la forêt, de la mettre en danger. Comment au jour d’aujourd’hui, sachant ce que l’on sait sur le réchauffement climatique, sur le pic pétrolier, sur la croissance à tout prix et j’en passe, peut-on laisser l’humanité s’autodétruire en faisant disparaitre un lieu qui n’a demandé qu’à être là pour maintenir le fragile équilibre de notre écosystême ?
Qui aujourd’hui peut m’apporter les raisons valables de ne pas m’opposerer à la destruction de cette parcelle fondamentalement nécessaire à l’équilibre naturel du département ?
Je me bats aux côtés de la nature, en son nom et dans sa forme. Nue.
En tant qu’être humain, je ne suis pas capable de m’exprimer haut et fort pour convaincre, je ne suis pas capable de combattre avec les armes, quelles qu’elles soient, de notre société.
La seule chose que je peux faire et que je sais faire, c’est de me mettre à armes égales avec la nature, pour faire passer son message, à savoir l’innocence, la vulnérabilité et le besoin... Le besoin de notre attention à tous. Et espérer que ce message soit plus entendu à travers ma voix qu’à travers la simple présence de la nature. Puisque ce monde n’entend que la voix des humains.
Camille à Couettes (Elise) ».
Elle s’explique aussi en interview : écouter ici

Erwan et Elise, le 12 février
Il y a environ quinze jours, Baptiste m’a proposé de venir témoigner au procès. L’avocat d’Elise et d’Erwan, Me Le Moigne, m’a appelé peu après pour officialiser cette proposition. J’ai accepté sans trop d’hésitation. Je ne suis pas un témoin des faits, mais ce qu’on appelle, je crois, un témoin de personnalité, apte à replacer le délit présumé dans un cadre plus large. Il avait été question de trouver d’autres témoins pour enrichir la barre de ce procès évidemment politique, mais le temps a manqué de mon côté pour en chercher, et il en est allé de même, manifestement, du côté de Me Le Moigne.
Cela me fait un peu bizarre d’aller témoigner ainsi. Je ne crois pas que ma personne impressionnera fort la cour (à moins, hypothèse peu probable, que les juges aient lu L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie), il faudrait des personnalités plus notoires, plus reluisantes. Mais partons du postulat que cette démarche peut être utile.
Je n’ai guère hésité, car il ne s’agit pas d’un procès visant à décider si le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes doit ou non se faire, mais du procès d’une forme non-violente de manifestation dans le cadre d’une lutte évidemment publique et dont les enjeux sont légitimement controversés. Autrement dit, c’est un procès qui concerne la vie démocratique, qui concerne les libertés publiques.
Mardi 12 février. Après le petit déjeuner, on se rend dans le cabinet de l’avocat, Maitre Le Moigne, sis à Saint Nazaire. Celui-ci explique aux prévenus l’aspect juridique du procès. « Pour que l’outrage soit constitué, selon le Code pénal, il faut atteindre une personne directement. Là, le commandant, qui se plaint, n’a pas été spécifiquement ciblé. Le point de droit est là : il n’y a pas d’atteinte à la dignité d’une personne ». Erwan et Elise, qui n’ont jamais pensé outrager quiconque, raisonnent autrement : « Notre but n’était pas de déambuler devant eux, dit Erwan, mais d’être entre eux et les barricades. De leur montrer la fragilité des gens comme de la forêt ». Elise : « Pour moi, c’était une poésie. La poésie est jugée par beaucoup comme inutile, ou futile – mais pas du tout ! Il s’agissait de faire passer le contraste entre leur surarmement et la vulnérabilité humaine et naturelle. Qui va parler du lieu ? C’est lui qui est outragée. La forêt, personne ne l’entend. Elle crie qu’elle ne va pas bien ».
Dans la discussion, on se rappelle qu’Elise a été frappée par les gendarmes, qu’elle a eu deux hématomes – dont attestent des photos -, le 23 novembre au bras, le 24 à la cuisse.
Dehors, on discute un peu sur le trottoir. Elise me dit qu’elle a toujours vécu dans la région. Depuis près de dix ans, elle élève des chevaux. Mais elle manquait d’espace. Il y a cinq mois, elle a pu s’installer – avec Olivier, son mari, qui est informaticien – non loin de Notre Dame des Landes, sur 5 hectares, avec ses quatorze chevaux (il a fallu en vendre pendant l’hiver, qui a été beaucoup trop humide). Ce qui se passait sur la Zad l’a tout de suite attirée, elle y a été avec une petite caravane. On discute aussi des enfants, elle en a trois, de deux, cinq et huit ans. Elle veille à, comment dire, ne pas les endoctriner, pour qu’ils restent libres de choisir quoi penser, plus tard. Dans le village, quand il y a eu l’histoire dans les journaux sur son acte poétique, ses voisines, les autres mères à l’école, ont été en sympathie avec elle, l’ont soutenue.
Non loin de là, sur une espèce de place, un pique-nique de soutien a été organisé. Il y a de la soupe chaude, plus d’une centaines de personnes, venues de la Zad et de Saint Nazaire, on discute, on se retrouve.

Je tombe sur Eric, paysan dans le Var, fabricant d’un délicieux pistou, que j’avais croisé voici quelques années. Il est venu avec les marcheurs partis de Nice et qui sont arrivés dimanche. Je discute avec Fatima et Patrice, d’une radio alternative toulousaine, Radio Canal Sud : ils sont venus voir ce qui se passait sur la Zad.
« En ce moment, dit Fatima, le slogan, c’est ‘Tousse ensemble’, il fait froid, tout le monde a le rhume ». Je discute avec Fred qui vit sur la Zad : son beau chien nous fait entrer en conversation. Fred me dit qu’en ce moment, les gendarmes ou les CRS sont carrément provocateurs, ils injurient ceux qui sont sur les barricades de manière vulgaire et provocante, c’est stressant. On discute de l’avenir, des risques d’expulsion.
Plus loin, on se maquille : torse dénudé, on se peint des slogans ou le symbole de la lutte, un panneau d’interdiction de stationnement des avions.

Mais il est l’heure d’aller au tribunal, à quelques centaines de mètres de là. La salle d’audience est vaste et moderne.
La première affaire appelée concerne une histoire pitoyable, impliquant deux perdants de la vie, tous deux classés adultes handicapés pour motif psychique. L’un, conducteur d’engins – il ne travaille plus depuis 2005 -, a enchainé courtes peines de prison et séjours psychiatriques. L’autre, c’est à peu près pareil, mais il était dans une phase tranquille depuis un an et demi. Ils se sont rencontrés à Angers, où le premier – un grand et fort barbu – a convaincu l’autre – mince et crâne rasé - de l’accompagner à Notre Dame des Landes où se déroulait, selon lui, une rave-party succédant à la FestiZad de début janvier. Ils embarquent dans un taxi, dont le chauffeur n’a pas hésité à les emmener, le prix de la course étant fixé au départ et, je crois, payé. Mais arrivés sur la zone, ils ne savent où aller, errent sur les routes, le chauffeur s’inquiète, leur propose de les ramener à Nantes ou de le laisser là, le ton monte, ils finissent par faire arrêter la voiture et à cogner le conducteur. Celui-ci a passé le plus sale quart d’heure de sa vie, parvient à s’échapper et à se réfugier dans une maison d’où l’on appelle la police.
Les discours des deux prévenus ne brillent pas par leur cohérence. Un avocat plaide l’irresponsabilité, l’autre recommande l’obligation de soins. Leur argumentation ne convainct pas la cour, qui suit le procureur, et assène les peines : deux ans et trois ans fermes, avec maintien en détention.
C’est le tour d’Elise et Erwan. Ils sont appelés à la barre. Moi, comme témoin, je quitte la salle et vais dans le hall du Palais de justice. A travers la fenêtre, on voit que dehors, la foule chahute et chante. Une trentaine se sont dénudés le torse et parfois les jambes, et chantent, malgré le froid. Une pancarte rappelle le bon sens : « Etre nu, c’est naturel, pas criminel ».

Mais je suis déjà rappelé. Je vais à la barre. Le président me demande de me présenter, puis ce que j’ai à dire. Je commence à parler, mais il m’interrompt rapidement : « Nous ne sommes pas là pour parler de Notre Dame des Landes, mais du délit d’outrage. – Je ne parle pas de ce projet, Monsieur le Président, mais du contexte sur les personnes dépositaires de l’autorité publique… » Il m’interrompt à nouveau, je retente de parler, il me coupe.
Maitre Le Moigne se lève et lui demande de me laisser parler. J’indique : « Je ne parlerai que cinq minutes, Monsieur le Président, si on ne m’interrompt pas. » C’est tendu, incorrect. Heureusement, je sais ce que je veux dire, et ne suis pas trop déstabilisé.
Je rappelle qu’en tant que journaliste, j’ai mis à jour deux informations sur Notre Dame des Landes. L’une, que l’ancien préfet de Loire-Atlantique au moment de l’enquête publique et du lancement de l’appel d’offres, a ensuite été embauché par Vinci. Voilà qui peut répandre chez beaucoup de nos concitoyens un doute légitime sur l’impartialité des personnes dépositaires de l’autorité publique. L’autre, qu’il y a eu manipulation sur des prévisions de trafic dans le dossier d’enquête d’utilité publique. Voilà qui peut répandre chez beaucoup de nos concitoyens, répété-je, un doute légitime sur l’impartialité des personnes dépositaires de l’autorité publique.
Ensuite, j’observe que de très nombreuses images de personnes nues sont répandues à foison par les télévisions, les affiches, les magazines, sans que l’on considère qu’il s’agit d’un outrage à l’égard des femmes, dont la représentation est pourtant le plus souvent sexiste, ou des enfants.
Je dis ensuite qu’en novembre, des députés européens et français ont pénétré illégalement dans une maison proche de Notre Dame des Landes, appartenant à Vinci, et qu’ils n’ont pourtant pas été poursuivis pour cet acte manifestement illicite.
Enfin, et c’est le point essentiel, on reproche à des opposants de répondre parfois violemment à des interventions policières, en les traitant parfois de ‘terroristes’, d’’anarchistes’, d’’étrangers’, mais si on leur reproche aussi de répondre par la non-violence – car qu’y a-t-il de moins violent que de s’exposer nu ? -, cela signifie que l’on interdit toute manifestation, toute liberté de manifester.
J’ai à peine fini cette phrase que le président, qui a toujours détourné le regard pendant mon témoignage, assène : « Les cinq minutes sont écoulées ! ». Je ne peux que répondre : « Merci Monsieur le président d’avoir compté le temps », et je vais m’asseoir sur un banc, secoué par la sécheresse de l’échange.
La suite s’enchaine rapidement. Me Le Moigne demande le visionnage de la vidéo montrant ce qu’ont fait Erwan et Elise le 23 novembre. La procureur s’y oppose, et le président la suit.
"Et ça les rend ridicules, les forces de l’ordre"
C’est à la procureur de présenter son argumentation. « Il y a un mot du témoignage du monsieur [c’est moi] tout à l’heure, le ‘contexte’. On ne peut pas faire abstraction du contexte, qui est celui de Notre Dame des Landes. On a taxé le ministère public de choix dans les poursuites, avec ‘l’outrage’. Mais ce choix n’est pas fait parce que l’acte est non-violent : le ministère public a l’opportunité des poursuites. On nous dit qu’avec le terme de ‘terroristes’, il y a stigmatisation des personnes. Sous-entendu : les prévenus seraient poursuivies par assimilation avec ces personnes. Non. Il y a bien poursuite parce qu’il y a outrage.
« On nous dit qu’il n’y a pas d’élément intentionnel. Cette affirmation n’est pas admissible. Qu’il n’y a pas d’élément matériel. Il n’y a aucune difficulté à prouver le contraire. »
Elle revient au texte du dossier : « Mme P. est venue en véhicule jusqu’au carrefour et dit, ‘là on a décidé de se déshabiller’. On est loin de la poésie. C’est un comportement délibéré. Et ça les rend ridicules, les forces de l’ordre. C’est une protestation qui n’est pas violente, mais qui est très délibérée. » Et elle demande « d’entrer en voie de condamnation », requérant un mois de prison avec sursis et 200 euros d’amende.
C’est au tour de Me Erwan Le Moigne de mener sa plaidoirie. Il va parler d’une voix dense et claire.
"Comme la salle, commence-t-il, j’ai envie de sourire. En 2013, poursuivre des personnes qui ont eu le courage de se mettre nus est déplorable". Il montre la couverture d’un récent numéro de Courrier international qui montre que dans de nombreux endroits du monde, en Egypte, en Ukraine, en Iran, des femmes se sont dénudées pour manifester.

"Sommes-nous en 1965, quand Louis de Funès, dans Le gendarme de Saint Tropez poursuivait les nudistes sur la plage ? Là, sur les photos du dossier, on voit que les gendarmes ne se sentent pas outragés, ils ont plutôt le sourire !"
"Dans un dossier aussi lourd, avec des policiers surarmés, on voit des jeunes gens dans le plus simple appareil, simplement pour dire, ’Ca suffit’. Le 23 novembre, je le rappelle, il y avait plus de 500 gendarmes sur le terrain, venus détruire les cabanes. Ce n’était pas rien.
"Ils disent qu’ils ont voulu rappeler l’essentiel, qu’ils se sont mis nus pour exprimer la liberté. Eh bien, rappelez le grand tableau de Delacroix, La liberté guidant le peuple, si chère au coeur des Français. La liberté y est représentée nue."

"Ce dossier, dit-il, c’est l’outrage à la liberté".
Il rappelle ensuite que le délit d’outrage participe de la répression des mouvements sociaux, et qu’il a été dénoncé dès 2008 par des intellectuels et des citoyens dans une pétition.
Il entre ensuite dans le détail juridique du procès, démontrant que les éléments matériels du délit ne sont pas constitués. "L’outrage, c’est cibler une personne. Là, une vingtaine de gardes mobiles étaient présents. Tous auraient dû porter plainte. Celui qui a porté plainte, le commandant Pierre Morant, a-t-il été outragé personnellement ? Non. Donc il n’y a pas d’élément matiérie. C’est là le point essentiel."
Me Le Moigne se rassied. La procédure veut que les prévenus aient le dernier mot. Le président leur demande s’ils ont quelque chose à ajouter. "Ne démolissez pas la plaidoirie de l’avocat", glisse-t-il. Erwan est bref : "J’espère que cela a été suffisamment clair pour que nous obtenions la relaxe".
Le président met en délibéré au 5 mars. Il faudra attendre jusque-là le verdic.
Tout le monde sort. Elise est sonnée. Elle a été tétanisée par la foule, par la salle, et n’a presque pas pu dire un mot de l’audience. Erwan et Le Moigne répondent aux journalistes. Dehors, chants et cris redoublent, cela réchauffe le coeur.

Elise et Me Erwan Le Moigne
On sort par une sortie arrière et on rejoint les amis. Une trentaine se sont mis nus, Erwan et Elise les rejoignent.

Il y a quelques prises de parole. Erwan : "Je me rends compte à quel point c’était difficile, plus que ce que je croyais." et il évoque les autres opposants à l’aéroport qui sont poursuivis ou en prison, et qui n’ont pas bénéficié du même soutien.
Tout le monde discute, dans la bonne humeur, avant de se disperser.

Source : Hervé Kempf pour Reporterre

vendredi 8 février 2013

Répression contre la lutte anti-aéroport Procès le 12 février 2013 à Saint-Nazaire

Mobilisation des 11 et 12 février autour du procès des 2  Camilles



Soirée du 11 février :
Projection débat" Notre Dame Des Luttes" à Agora salle RG Cadou (soirée prix libre) à 20h30

21h lancement de la diffusion de "Notre Dame des Luttes"

22h questions réponses avec la salle/ passage de micro à Erwan et Elise/Hervé Kempf

23h fin de la soirée

Journée du 12 février : Procès pour outrage

11h rendez-vous place de Notre Dame Des Landes
(Fontaines- Centre République- en cas de pluie un peu abrité-e-s pour déjeuner)

12h  conférence de presse : pique-nique /soupe populaire par le comité de Vannes/atelier de maquillage /musique ?

13h arrivée des tracteurs : nous convergeons toutes et tous vers le tribunal

14h début du procès



Rappel des faits 


samedi 17 novembre : Elise et Erwan se rencontrent lors du rassemblement de réoccupation où sont venues plus de 30 000 personnes.

lundi 19 novembre : Elise et Erwan, ou Camille à couettes et Camille à barbe, envisagent de se mettre nues devant les barricades pour tenter d'empêcher les gendarmes d'attaquer. 

vendredi 23 novembre : plus de 500 gendarmes tentent de vider la zone. Camille à couettes et Camille à barbe qui ne sont pas arrivées suffisamment tôt ce jour là avancent tant qu'elles le peuvent. Lorsqu'elles sont bloquées par le cordon que forment les gendarmes, elles se déshabillent et essayent tranquillement de passer. Elles sont alors embarquées. Les gendarmes enregistrent leur identité et leur remet une convocation.

samedi 24 novembre : Camille à couettes et Camille à barbe trouvent d'autres Camille prêtent à essayer d'avancer à quatre pattes presque nues vers les gendarmes pour rendre clairement visible la violence disproportionnée dont ils font usage.
Elles s'en vont ensuite à Nantes où elles se montrent torses nus avec l'inscription "ESPECE MENACEE".


lundi 26 novembre : Camille à couettes et Camille à barbe répondent à la convocation qui leur a été adressée par les gendarmes. Ils veulent les inculper pour exhibitionnisme sexuel. Camille à couettes se laisse prendre au piège et accepte même le prélèvement d'ADN puisqu'elle sera alors considérée et fichée comme délinquante sexuelle. Camille à barbe oppose son refus.

mercredi 28 novembre : Camille à couettes et Camille à barbe répondent une nouvelle fois à la convocation qui leur a été adressée. Le procureur a choisi d'abandonner les poursuites pour exhibitionnisme mais cherche à qualifier les faits en outrage. Camille à couettes et Camille à barbe refusent.


mardi 12 février : Camille à couettes et Camille à barbe sont convoquées à 14h au tribunal de Saint-Nazaire. Elles espèrent votre soutien.
NB : Ce jour là, Camille à couettes fêtera son anniversaire.

Tous les détails



dimanche 13 janvier 2013

22 janvier : Procès pour refus de fichage à Saint-Nazaire

Jeudi 18 octobre, Notre-Dame-des-Landes, troisième jour de l'opération César.

Il est 10 heures du matin. Je quitte la Vache Rit à pied en direction du bourg de NDDL. Arrivé au lieu-dit Les Ardillières, barrage de Police. Contrôle des identités. Je n'ai pas mes papiers. Je donne nom, prénom, adresse, date et lieu de naissance. Mais ça ne suffit pas aux Gendarmes envoyés spécialement de Fresnay-sur-Sarthe pour me pourrir la journée. Ils m'emmènent à la Gendarmerie de La-Chapelle-sur-Erdre pour une « vérification d'identité ». On m'installe dans un bureau avec six robocops locaux.
« Qu'est-ce qu'il a fait celui-là ?
- Il a pas ses papiers.
- Comme par hasard !
- Et il a pas non plus de téléphone, et personne ne peut l'identifier.
- Evidemment. Ça serait trop facile. »

Après m'avoir fait la morale sur l'immense danger que je courais en sortant sans mes papiers, une gentille fliquette m'annonce qu'elle va procéder à des « relevés anthropologiques » sur ma personne. Après lui avoir demandé la nature de ces relevés (en l'occurrence, prise d'empreintes digitales et photos), je l'informe de mon refus de me soumettre à ceux-ci. On dirait que les gendarmes se sont passé le mot car ils défilent les uns après les autres dans le bureau pour essayer de me faire changer d'avis, chacun usant d'une technique différente.

Un flic me montre des photos de moi à 10 ans ainsi que les PV qui vont avec. Photos et PV qui n'avaient pas été informatisés à l'époque et que les gendarmes ne sont normalement pas autorisés à conserver dans leurs fichiers après mes 18 ans. Il me dit que c'est lui qui a pris ma déposition il y a dix ans, dans un petit village normand. Quel hasard ! J'en conclue qu'il a réussi à m'identifier. Il me répond qu'il ne me reconnait pas, que les photos sont trop vieilles.

Un autre flic se connecte sur Facebook avec son compte perso et il retrouve un ancien compte m'appartenant que je pensais avoir supprimé. C'est probablement là qu'il retrouvera le nom d'un de mes anciens employeurs à qui il téléphonera le jour même pour vérifier mon identité.

Malgré tous ces éléments, les flics maintiennent qu'il n'est pas possible de m'identifier tant que je refuse de filer mes empreintes. C'est à ce moment que je comprends que la consigne « zéro arrestation » a été levée, que je suis le premier à me faire choper et que je vais leur servir de souffre-douleur.

J'aperçois la procureure de Saint-Nazaire, elle est dans les locaux. On me dit que c'est elle qui a ordonné les relevés et qu'elle vient de décider de me placer en garde-à-vue suite à mon refus. Je refuse de signer le PV, je demande un toubib et un avocat.

Je suis transféré à Nort-sur-Erdre vers midi. Pendant ce temps, à l'autre bout de la France, la Gendarmerie de mon village se pointe chez moi pour vérifier que c'est bien là que j'habite. Manque de pot, il n'y a personne et pas de nom sur la boîte aux lettres.

En garde-à-vue je n'ai (presque) rien à déclarer. Oui, non, je refuse de répondre, je veux voir un avocat. Le commis d'office arrive en fin d'aprem, on nous auditionne (grâce à mon absence de collaboration, aucune audition n'aura duré plus de cinq minutes), je refuse encore de signer et je finis tout de même par sortir, malgré les menaces des gendarmes sarthois (« si tu parles pas, on te garde 48 heures »).

Refuser de donner ses empreintes (et son ADN) est plus que jamais nécessaire face au fichage généralisé. Les flics disposent déjà de nombreux éléments pour nous identifier (Facebook, leurs propres fichiers, les anciens employeurs …), ne leur en donnons pas plus.

Si vous êtes sur Saint-Nazaire le 22 janvier 2013 et que vous ne savez pas quoi faire dans l'après-midi, je vous invite à mon premier procès au pénal, à 14 heures au TGI (rue Albert de Mun). Ça ne va pas être le procès du siècle mais un peu de soutien sera le bienvenu.

Nique le fichage et vive la ZAD.

Camille.

jeudi 13 décembre 2012

Contre la Répression, Manifestation à Nantes, samedi 15 décembre

CONTRE LA REPRESSION
OUTRAGE & REBELLION


Quand Nantes et Notre-Dame-des-Landes sont en état de siège. Quand officiellement le pouvoir annonce une commission de dialogue pour Notre-Dame-des-
Landes (à vrai dire composée exclusivement de technocrates) alors qu'au même moment, sur le terrain, le bras armé du pouvoir blesse une centaine de personnes rendant certaines borgnes, boiteuses ou sourdes.
Quand des gendarmes en civil infiltrent la défense d'une barricade dans le but de provoquer une situation d'arrestation avec de lourdes charges. Quand pour la première fois un militant anti-aéroport est
jeté en prison pour 5 mois. Quand, face aux forces de police surarmées, quelques projectiles lancés suffisent prétendre que des
personnes étaient armées (dans le jargon juridique, un caillou retrouvé dans une poche est un arme par destination) entrainant des contrôles judiciaires et des interdictions de territoire.
Quand l'État policier brandit le spectre de l'extrémisme pour tenter de diviser un mouvement ou de discriminer une partie de la population dans le but de réprimer.
Quand la police tue en toute impunité dans les quartiers pour un vol de voiture en s'appuyant sur la stigmatisation d'une partie de la population cataloguée dangereuse.
Quand la justice acquitte systématiquement les rares policiers assignés pour violence.
Quand le collectif Un toit pour tout-e-s met des gens à l'abris dans un foyer inoccupé et se fait dégager immédiatement manu-militari.
Quand les personnes de ce même collectif se font pister, ficher et intimider par la Brigade Anti Criminalité car elles logent chez elles des personnes sans-papiers menacées d'expulsion du territoire.
Quand Pôle emploi menace les chômeur-e-s de poursuites judiciaires pour «propos désobligeants» et intente un procès pour «outrage», tandis qu'au jour le jour, une violence institutionnelle s'exerce sur les individus par la privation de moyens de subsistance.
Quand l'État réprime au moyen de lois qui ne servent que celles et ceux qui les créent, quand l'État emprisonne et affirme son autorité en maintenant un état de siège,


MANIFESTATION SAMEDI 15 DECEMBRE 2012
PLACE DU BOUFFAY 16 HEURES
NANTES




samedi 8 décembre 2012

Communiqué du CODELIB Contre la répression à NDDL

Depuis le 16 octobre, début des expulsions à la zad de Notre Dame Des Landes, les forces de l'ordre se déchaînent contre les militant-e-s anti-aéroport. Le CODELIB dénonce la surenchère de la répression policière pour faire peur, pour faire mal, et la militarisation de la zone qui entraîne une restriction des libertés fondamentales : se déplacer, se ravitailler, se faire soigner, exprimer une opinion contraire au gouvernement deviennent impossibles sur la zone. Les différentes méthodes employées témoignent d'une violence accrue: harcèlement au quotidien, systématisation des procédures en cas de contrôles d'identité, refus de prises de photos et/ou prélèvements ADN, l'interdiction de séjour ou de manifester dans les communes , le fait d'empêcher l'évacuation des blessé-e-s, la peine de 5 mois fermes pour un militant , l'utilisation des grenades assourdissantes, des flash-balls en tir tendu ayant entraîné de nombreuses blessures.

Le CODELIB lutte, depuis 2009 contre l'utilisation de ces grenades et des flash-balls qui meurtrissent les chairs, mutilent. Un Nazairien y a perdu l'usage d'un pied en allant faire ses courses. L'utilisation de telles armes a été dénoncée par le rapport 2010 de la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité.

Le CODELIB demande le retrait immédiat des forces de l'ordre sur la ZAD et l'arrêt des poursuites. Nous appelons à la mobilisation pour les manifestations anti-répression-la première aura lieu le 15 décembre à Nantes- et les procès à venir :
• Vendredi 14 décembre, Nantes, 14 heures. Attroupement.
• Jeudi 20 décembre, Nantes, 14 heures. Violence ? Refus ADN.
• Jeudi 10 janvier, Nantes. Square Mercœur. Rébellion, refus Adn et refus de contrôle d'identité.
• Mardi 22 janvier, St Nazaire. Refus Adn et refus contrôle d'identité.

Nous lançons aussi un appel à témoignages à toutes celles et ceux qui ont été témoins de scènes de violences policières et de l'empêchement de l'évacuation des blessé-e-s notamment dans la forêt de Rohanne les 23 et 24 novembre. Vous pouvez contacter le CODELIB au 06 75 67 33 62 / codelibsaintnazaire@gmail.com

samedi 1 décembre 2012

Fort à faire côté répression

Depuis octobre, nombre d'entre nous sont le nez dans le guidon pour affronter la répression qui déferle sur la ZAD et contre les opposantEs au prétendu futur aéroport de Notre Dame des Landes.

La carte judiciaire de Loire Atlantique fait qu'une partie des procès d'opposantEs se déroule à Saint-Nazaire, et d'autres à Nantes.

Nous sommes bien sûr en lien avec le comité anti répression de Nantes, et les mois qui viennent s'annoncent lourds de procédures, alors que eux qui s'achèvent ont été lourds de coups et blessures...

Et ce n'est pas terminé sur ce front là, car malgré la pseudo concertation annoncée par l'Etat, le bleu marine demeure la couleur dominantes entre Vigneux De Bretagne et le Bourg de Notre Dame des Landes, et les grenades comme les peines de prison et les procès continuent à pleuvoir.

Ainsi, nous appelons à être présent au Tribunal de Saint-Nazaire mardi 4 décembre dès 10H00, pour manifester notre opposition aux destructions des bâtiments issues de la manifestation de réoccupation du 17 novembre.

Pour causer de tout ça, et des mobilisations à venir, le codelib se réunira dans la Soirée (voir la rubrique Agenda).

dimanche 19 août 2012

RASSEMBLEMENT LE 28 AOÛT AU TRIBUNAL de Saint-Nazaire

 

Répression de la lutte contre l'aéroport et son monde :

Solidarité avec tous-tes les inculpé-e-s !


Le 21 juin 2012, des opposant-e-s à l'aéroport de Notre Dame Des Landes ont tenté de bloquer le déroulement d'une enquête publique préalable à la réalisation du projet d'Aéroport Grand Ouest. Rassemblement devant la mairie, blocage des entrées par des tracteurs et des serrures collées, occupation du toit ; des centaines de personnes marquaient ainsi leur opposition à ce projet mortifère contre lequel elles luttent depuis des années.

Ces enquêtes, au même titre que les réunions et débats publics, comités de quartier ou autres gadgets, font partie de la panoplie que la “démocratie” met à la disposition des décideurs et de leurs partenaires pour donner un air participatif à tous leurs projets déjà établis. Comme le disait Coluche, «la dictature, c’est : ferme ta gueule ! La démocratie, c’est : cause toujours !». Ces moments rituels ont pour objectif d’encadrer la contestation. L’État réussit ce tour de force de détourner la colère en créant des interlocuteurs respectueux de son pouvoir, en réduisant la contestation à une opinion qu'on archive dans les cahiers d'enquête pour mieux l'oublier.

Le 21 juin dernier, comme dans d'autres moments dans cette lutte, nous voulions agir. Mais comme à chaque fois que nos opinions deviennent des actes, il y avait en face la répression. Les flics ont chargé, blessé. Ils ont isolé des individus pour les broyer dans les rouages de la machine policière et pénale. Sylvain, interpellé sur place est accusé de “violence avec arme, en l'espèce un tracteur, sur personne dépositaire de l'autorité publique”. Un mois plus tard Clément était arrêté à son domicile et inculpé lui aussi pour “violence sur personne dépositaire de l'autorité publique”, et “refus de fichage ADN”. Les deux sont accusés d' “attroupement après sommation”.

Aujourd'hui c'est Sylvain et Clément, demain, ça sera d'autres. Depuis le début de cette lutte, c'est 38 complices de notre résistance qui ont été traîné-e-s devant les tribunaux. Qu'illes soient coupables ou innocent-e-s importe peu, nous sommes solidaires de leurs actes et nous invitons une fois de plus à un...


RASSEMBLEMENT LE 28 AOÛT
à 12h devant le tribunal de Saint Nazaire
EN SOLIDARITÉ AVEC LES INCULPÉS DU 21 JUIN
ET POUR L'ARRÊT IMMÉDIAT DU PROJET D'AÉROPORT.


On ne s'étonne pas de se retrouver devant un tribunal ; on sait que s'opposer à un projet voulu par l'État entraîne forcément à un moment ou un autre de se confronter à son appareil judiciaire et répressif. On sait que si l'État et la démocratie n'arrivent pas à faire accepter leurs projets à coup de débats participatifs, d'enquêtes publiques, de propagande, de pognon, et de passivité citoyenne, ils le feront avec la force armée de la police. Parce que leur démocratie comme leur justice ne servent qu'à défendre le profit des multinationales, enfin, de leurs PDG, actionnaires et complices politiques. C'est pourquoi, le mouvement ne peut pas se limiter à ce qui est autorisé ou toléré par le système judiciaire et policier, ce qui reviendrait, au fond, à abdiquer .

Que l'on lutte contre un projet industriel dévastateur, contre la fermeture de sa boîte, ou juste pour sa simple survie dans le monde marchand, nos résistances se heurtent systématiquement à la répression. Parce qu'il faut un code pénal impitoyable, un fichage systématique, des flics serviles, haineux et violents, des prisons toujours plus nombreuses, pour que nos opinions ne restent que des idées, pour que nos convictions ne restent que des postures, pour que nos rêves ne soient jamais réalité...

Nous sommes solidaires parce que pour bloquer le projet d'aéroport et combattre ce système, nous savons qu'il est nécessaire d'agir, et donc de désobéir.
Nous appelons à poursuivre la lutte,
à ne pas se laisser diviser ni intimider !

Parce qu'avec ou sans sommation,
nous ne quitterons pas ce bocage !

Rendez-vous COVOITURAGE le 28 août à 11h: Place de la Poste à NDDL et arrêt Beauséjour à Nantes

lundi 11 juin 2012

Contre la "flichiatrie" le 22 juin à 14h au tribunal de grande instance de Saint Nazaire


Contre la "flichiatrie"
le 22 juin à 14h au tribunal de grande instance de Saint Nazaire


En février 2012 , à Guémené Penfao, Hugues L. aide des sans-logis à occuper un logement voisin appartenant à son propriétaire. Celui-ci, accompagné d'un gros bras, débarque chez Hugues L. en représailles : Hugues L. aura un jour d'ITT suite aux coups. Pour se défendre, il les menace avec un marteau et une bombe lacrymo.
Suite à ça, le maire de Guémené et le Préfet de Loire-Atlantique ordonnent une ASPDRE (Admission en Soins Psychiatriques Demandée par un Représentant de l'Etat) pour Hugues, qui est donc enfermé à l'hôpital de Blain pendant 2 semaines.

L'utilisation de la psychiatrie comme outil de répression

Cette procédure provient de la loi du 5 juillet 2011, qui facilite les « soins » psychiatriques sans consentement. Une « garde à vue » psychiatrique de 72h est mise en place, ne nécessitant pas d'expertise psychiatrique puisqu'un simple certificat médical peut suffire. Un « casier psychiatrique » retraçant les antécédents permet de justifier de la « dangerosité » des personnes et de les maintenir en hospitalisation plus facilement. La création de la notion de « soins sans consentement », en plus de l'hospitalisation sans consentement, permet d'élargir le contrôle psychiatrique.
D'autres cas d'application de cette hospitalisation psychiatrique facilitée ont été dénoncés. Un écologiste qui contestait une décision municipale à Loupian (Hérault) et s'était enchaîné en protestation aux grilles de la mairie a été interné à l'isolement pendant 10 jours, en mars 2012, à la demande du maire. Une femme qui réagissait à l'immobilisation brutale d'un patient à l'hôpital de Valence, en avril 2012, a été internée 3 semaines sans droit de visite. Il y a une augmentation fulgurante de l'utilisation de cette nouvelle loi, avec 30000 saisines en 6 mois.

La psychiatrie est utilisée ici comme un instrument de répression de la contestation. 

Les troubles diagnostiqués par le médecin ayant suivi Hugues L. (« fausseté du jugement », « psychorigidité », « idéalisme passionné »). Il s'agit simplement d'un point de vue entrant en contradiction avec l'ordre établi, qui relève plus d'une position politique que de « troubles pathologiques ».
En conflit avec son propriétaire, Hugues L. a été interné comme il aurait pû être arrêté par la police et placé en garde-à-vue.
Hugues L. a été interné alors que son propriétaire, qui débarquait chez lui pour le frapper, n'a pas été inquiété. On voit ici un parfait exemple de répression qui protège les intérêts de ceux qui possèdent et ceux qui ont le pouvoir. Ce qui est reproché à Hugues est d'avoir aidé des gens à la rue à occuper un logement laissé à l'abandon. Par ce geste, Hugues se retrouve confronté à son propriétaire qui vient le frapper, au maire de sa commune, soutenu par le préfet, qui le font interner, à la justice qui le poursuit pour « dégradation de porte » et « violence ».

Soyons toutes et tous le 22 juin à 14h au tribunal de grande instance de Saint Nazaire pour le soutenir !

samedi 12 mai 2012

Appel urgent à la solidarité : il faut soutenir les 4 de Tours !




Appel urgent à la solidarité : il faut soutenir les "4 de Tours" !
Appel urgent à la solidarité : il faut soutenir les "4 de Tours" !
http://retraitbaseeleves.wordpress.com/2012/05/11/urgent-solidarite-4-de-tours/

Depuis bientôt deux ans maintenant, le CNRBE soutient 4 militants de Tours accusés d'avoir diffamé publiquement l'administration préfectorale. Ils sont poursuivis par Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur de l'époque. (voir notamment notre page Indre et Loire <http://retraitbaseeleves.wordpress.com/indre-et-loire/> ). Dans un communiqué intitulé « Les Baleiniers », ces militants avaient alerté l'opinion sur l'utilisation possible du fichier Base-élèves par l'administration, pour repérer et expulser les familles sans-papiers, en comparant ces méthodes à celles utilisées sous Vichy.

Aujourd'hui, leur comité de soutien lance un appel pressant à la solidarité <http://baleiniers.org/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=169:appel-aux-signataires-de-la-petition-l-relaxe-des-4-de-tours-r-communique-du-comite-de-soutien-du-30-avril-2012&amp;catid=12:elles-et-ils-nous-soutiennent&amp;Itemid=14> . En effet, après un nouvel arrêt de la Cour d'appel d'Orléans du 10 avril 2012 en leur défaveur, les trois militants condamnés (le 4ème avait été relaxé en première instance) doivent s'acquitter non seulement des frais de justice engagés (360 euros) mais aussi de 900 euros de dommages et intérêts et de 6000 euros dus à la partie civile (le ministère de l'intérieur) comme décidé par la Cour d'appel d'Orléans au motif inique que la procédure fut « longue et difficile ». On rappellera que le procès avait été reporté 3 fois pour d'obscures raisons.Les trois militants condamnés se sont aujourd'hui pourvus en Cassation. Mais ainsi que l'explique leur comité de soutien, « un pourvoi en Cassation n'est pas suspensif. Il faut donc payer, même s'ils voient dans les peines prononcées une forme de racket dont le but est évidemment de toucher les militants au porte-monnaie, et d'entamer leur détermination à poursuivre leur combat contre l'arbitraire du pouvoir. » D'où cet appel urgent à la solidarité.

Deux types de dons sont proposés :

  • des dons consistant à faire un chèque d'un montant qui peut être très modique (2 ou 3 euros) à l'ordre de « Agent judiciaire du Trésor ». Ces chèques doivent être envoyés à Solidaires 37, La Camusière, Maison des syndicats, 18 rue de l'Oiselet, 37550 SAINT-AVERTIN. Une fois la somme atteinte, les 3 militants condamnés déposeront cette multitude de chèques entre les mains de la partie civile, avec ce message : « des milliers de personnes solidaires partagent la responsabilité politique des actes qui sont reprochés à trois militants ».
  • des dons plus "classiques" par chèque à l'ordre de « Solidaires 37», à envoyer à la même adresse : Solidaires 37, La Camusière, Maison des syndicats, 18 rue de l'Oiselet, 37550 SAINT-AVERTIN. Ces dons seront ensuite répartis selon les besoins.

Le Comité de soutien aux 4 de Tours adresse cet appel notamment aux signataires de la pétition « Relaxe des 4 de Tours ! » <http://baleiniers.org/index.php?option=com_wrapper&amp;view=wrapper&amp;Itemid=9> . Il remercie également par avance de faire circuler largement cette information dans vos réseaux, et de la mettre en ligne si vous disposez d'un site ou d'un blog.

Comité de soutien aux 4 de Tours
Mail : contact(at)baleiniers.org
Plus d'informations ici: http://baleiniers.org

Le Collectif National de Résistance à Base Elèves (CNRBE), le 11 mai 2012
http://retraitbaseeleves.wordpress.com/
base-eleves@orange.fr



jeudi 3 mai 2012

Samedi 5 mai à Nantes: contre toutes les répressions








A Nantes comme ailleurs...

En novembre 2007, un policier cagoulé et casqué, en armure, protégé derrière une grille,
expérimentait sa nouvelle arme (un Lanceur de Balle) en ajustant son tir dans l’œil d'un lycéen lors d'une manifestation. Le 3 avril 2012, la Justice, par la voix du tribunal de Nantes prononçait la relaxe de Mathieu Léglise, le policier, tireur récidiviste. Une nouvelle fois, la Justice donne carte blanche à toutes les polices pour mutiler en toute sérénité, se fait complice d'un crime.
Et cette mutilation n'est malheureusement qu'un exemple de la toute puissance, des abus quotidiens et de la violence de la police locale, de Nantes à Saint-Nazaire.
Pendant ce temps, sur la ZAD (« Zone A Défendre », prévue pour la construction d'un nouvel aéroport nuisible à côté de Nantes), la police quadrille les lieux de façon militaire, terrorise les habitants, harcèle les opposants.

Contre toutes les répressions 
Le « maintien de l'Ordre » à la française est une référence pour les polices mondiales, mais le problème est international : la police mutile et crève les yeux à coups de balles en caoutchouc de Barcelone à Montreuil en passant par la Place Tahrir, en Egypte. La police tue : Carlo Giuliani en Italie, Alexis Grigoropoulos en Grèce, Zyed et Bouna ou Hakim Ajimi en France... Alors que les riches font payer leur Crise aux peuples, partout la répression s'amplifie. Toutes les polices du monde s'uniformisent et se militarisent, occupent les rues, répriment ceux qui résistent, dans une surenchère d'innovations sécuritaires : flashball, drône, taser, vidéo-surveillance, fichage ADN... Alors même que la Justice est aux Ordres et que l'arsenal législatif se durcit. Les pouvoirs font la guerre aux pauvres.

Préparons les lendemains d'élections 
Tous les 5 ans, avant chaque épisode électoral, le discours policier relayé par les médias et les politiciens est amplifié. Dans une atmosphère de propagande sécuritaire et xénophobe, de désignation d'ennemis intérieurs. Il faut faire peur : hier de la menace anarcho-autonome, aujourd'hui du terroriste musulman, et demain ?
Pas de justice, pas de paix ! Liberté pour toutes et tous ! Nous vous invitons, à la veille du scrutin, à venir crier vos colères, manifester, occuper la rue, discuter, résister ensemble .


Manifestation contre toutes les répressions
Samedi 5 Mai 2012 - 16h. Place Royale -  Nantes

 
__._,_.___
__,_._,___

mercredi 2 mai 2012

Débat à Nantes : La politique de la peur


Jeudi 3 mai, 18h, à l'Université de Nantes, le groupe de Nantes de la Fédération Anarchiste vous invite à venir débattre des politiques sécuritaires et du contrôle social avec Serge Quadruppani, écrivain et essayiste, auteur du livre La politique de la peur. La conférence et le débat auront lieu à partir de 18h à l'Université de Nantes (arrêt Facultés ligne 2), bâtiment Tertre, amphi B.


mercredi 22 février 2012

LETTRE OUVERTE AU FIGARO EN REPONSE AU FANTASME SECURITAIRE DE SON ENVOYE SPECIAL

Un article du Figaro du 15 février 2012 intitulé « A Saint-Nazaire la police pratique "la tolérance zéro" »  a entrainé un certain nombre de réactions, dont la lettre ouverte reproduite ci-dessous.
Quelques temps auparavant (11 janvier), Presse Océan avait déjà chanté les louanges de la police de Loire atlantique (voir ici :  https://nantes.indymedia.org/article/24948 )
Depuis le début de cette semaine, c'est une équipe de TF1 qui fait son reportage sur les occupants de l'hôtel de police nazairien.
Pendant ce temps, la plainte de Pascal Vaillant, grièvement blessé par un tir de grenade après une manifestation en 2009 fait l'objet d'un non lieu;
mardi 21 février 2 camarades ayant raccompagné un policier des Renseignement généraux hors d'une manifestation contre l'aéroport de Notre Dame des Landes écopaient respectivement de 14 mois de prison avec sursis, et de 1000 euros d'amende avec sursis, plus des dommages et des frais de justice... 

En attendant les 6 et 7 mars, le procès du tireur de flash ball qui avait estropié un lycéen en 2007 lors d'une manifestation au rectorat de Nantes (infos ici : http://27novembre2007.blogspot.com/ )

Risquera -t-on l'outrage en déclamant
« J'aime la peau lisse et les mots qui osent, mais
Je déteste la police et les ecchymoses » ?

Alex Andrain !


*************************

Monsieur l'envoyé spécial du Figaro,

Les Nazairien-ne-s souhaitent tout d'abord que vous vous soyez bien remis de votre venue sûrement trop rapide au commissariat principal de Saint-Nazaire. Venir en province et, en plus, dans une ville ouvrière, semble une dure expérience pour un journaliste du Figaro.

Sachez que nous n'habitons pas la ville que vous décrivez dans l'article du mercredi 15 février, article qui vient appuyer une idée fausse transformant chaque citoyen-ne en délinquant-e en puissance.

Des policiers de notre cité poussés, comme partout par la culture du résultat, font de tout acte, un acte criminel, y compris la contestation sociale : en 2009-2010, plusieurs dizaines de gardes à vue, plusieurs peines de prison ferme allant jusqu'à 8 mois, un blessé grave par une grenade assourdissante, lors d'une manifestation contre les mesures antisociales du gouvernement.

Saint-Nazaire est une ville ouvrière qui ne renonce pas et ne baisse pas la tête face aux coups bas du gouvernement. Est-ce pour cela qu'elle doit subir une répression sans précédent qui mutile, emprisonne ?

Vous avez constaté que les policiers pouvaient faire "preuve d'humanité" face aux "scènes d'hystérie" des habitants de La Bouletterie. Tout au long de cet article, nous avons bien reconnu cette "humanité". Par exemple, quand ils parlent de "l'oisiveté" des gens plutôt que du chômage ! Quand ils avouent leur préférence pour "les manifs du matin, car les gars sont encore sobres" : les manifs de l'après-midi, comme celle du 29 janvier 2009, peuvent en effet être très dangereuses : un tireur des forces de l'ordre a tellement mal visé ce jour là que sa grenade explosive a handicapé à vie un passant !

Quelle humanité aussi dans ces phrases que vous prêtez aux policiers qui évoquent "la clientèle" du commissariat : "ils filent droit au délit dès qu'ils savent marcher et mentir", en plus "ils" sont "superstitieux, ils prient et font leurs ablutions avant de monter un coup". Dans les gènes, sans doute ? Du Guéant tout craché ! Les résultats sont au rendez-vous, paraît-il. "les affaires de stup ont explosé" dites vous. Peut-être... Les actions de prévention, elles, n'ont pas explosé !!!!

Dans votre article, la stigmatisation de la population des quartiers populaires est à son comble. Les jeunes de ces quartiers sont présentés comme des délinquants dès la naissance surtout s'ils n'ont pas la bonne couleur de peau. Côté racisme, cela explose au commissariat si les paroles que vous attribuez à des policiers sont véridiques. Ils ont beau être "chevronnés", avoir "le coeur dur", être du "genre Polnareff" ou "ancien mannequin" et avoir "une foi inoxydable dans son métier", ils se laissent aller à des clichés racistes et islamophobes dans le choix de présenter les "délinquants" : "les Blacks qui débarquent de Nantes avec 150 grammes d'héroïne dans le caleçon", ceux qui "parlent par ellipses, par codes ou en dialecte wolof ou bambara pour brouiller les pistes" ou lorsqu'ils évoquent une fillette "frappée à coups de bâton par son père parce qu'elle ne voulait pas apprendre le Coran". Vous faites un amalgame dangereux accréditant des thèses nauséabondes.

De votre côté, c'est un peu pareil, vous n'avez pu échapper aux clichés. Vous avez tout utilisé sauf la prostitution et le voile : pas assez de place sans doute ! Persistant dans les amalgames, vous n'avez pu vous empêcher d'assimiler les ouvriers des Chantiers à des alcooliques en puissance, de parler des "jeunes de banlieues", de "l'ultra gauche", des "gros bras recrutés sur les docks" (quelle belle image pour un Parisien !), des "syndicalistes remontés" (contre qui ?), "les quartiers nord" (vous avez dû faire un "copié-collé" avec ce qui se passe dans d'autres villes !!!). Tout cela, c'est beau comme de l'antique, mais ce n'est pas la réalité nazairienne.

Pourquoi n'avoir interrogé que des policiers et nullement les habitants, les associations, la municipalité ? Un parti-pris au service d'un objectif : donner une image caricaturale de Saint-Nazaire ville-ouvrière, gangrenée par l'alcool, la délinquance, les trafics de toutes sortes et "l'islamisme" qui exerce sa violence, même sur les fillettes. Un parti-pris qui "fleure bon" le racisme et les discriminations.

Certes, comme ailleurs, il existe à Saint-Nazaire des problèmes de délinquance. Mais si les forces de l'ordre ne connaissent que la répression, le riche tissu associatif, lui, a opté pour la prévention.

Nous pensons qu'en journaliste d'investigation, vous allez revenir à Saint-Nazaire et cette fois-ci, donner la parole aux "jeunes des quartiers" (rassurez-vous, on vous accompagnera si vous le voulez !). Peut-être irez-vous dans une de ces Maisons de Quartiers qui font un travail formidable, travail que vous venez de salir par votre article. Prenez aussi contact avec les habitants, les associations locales, les syndicalistes.

Votre article atteint le summum quand vous écrivez que les policiers nous font subir leur répression "sans jamais faire de vagues", que "la population collabore" : c'est sûrement pour cela que la police de Saint-Nazaire se retrouve sous les projecteurs de la CNDS (commission nationale de déontologie et de la sécurité) dans deux affaires. C'est sûrement pour cela que les associations, les syndicats, les partis politiques de gauche ont créé un comité de défense des libertés fondamentales contre les dérives sécuritaires (CODELIB), constatant et dénonçant jour après jour les dérives que vous appelez "laboratoire de la tolérance zéro" sarkozyste. Savez-vous que l'impunité n'est pas toujours du côté que vous croyez : dans l'affaire du passant blessé le 29/01/2009, le CRS tireur n'ayant pas été identifié, la justice a prononcé un "non-lieu".

Ce que vous décrivez n'est pas Saint-Nazaire : envoyé spécial au front ou journaliste, il y a une éthique qui doit être respectée. Faites votre vrai travail "d'envoyé spécial", d'enquête sur le terrain et, surtout, rassurez vos lecteurs du Figaro : la vie quotidienne de la population nazairienne serait plus agréable, si elle n'était "pourrie" par les politiques menées.

Veuillez recevoir, Monsieur, l'expression de notre très haute réprobation.

Premiers signataires :


ORGANISATIONS OU ASSOCIATIONS :
ATTAC St Nazaire, la Presqu'île et le Pays de Retz, CNT St Nazaire, CODELIB, Europe-Ecologie-Saint-Nazaire-Montoir, FRONT DE GAUCHE (PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS, PARTI de GAUCHE), FSU (Fédération Syndicale Unitaire) St Nazaire, Indignés du PAF, Label Gauche, Les Pieds dans le PAF, LDH (Ligue des droits de l'Homme), MRAP (Mouvement de rassemblement et d'amitié entre les peuples) Saint Nazaire, MRAP Nantes, USI-CGT (Union Syndicale de l'Intérim CGT), Union Démocratique Bretonne...


CITOYEN-NE-S : (liste non publiée...)

lundi 20 février 2012

MOBILISATION AU TRIBUNAL DE SAINT-NAZAIRE MARDI 21 FEVRIER 2012

CONTRE LA REPRESSION ET L'OPPRESSION SECURITAIRE
SOLIDARITE AVEC DJAMILA et RUDY


• Soutenons les militant-e-s anti-aéroport face à la répression!

Lors de la manifestation accompagnant le départ de la tracto-vélo NDDL/Paris,le 6 novembre 2011, un groupe d'opposant-e-s à l'aéroport de Notre Dame Des Landes a "escorté" un membre des renseignements généraux hors du cortège. A la suite de ces faits, deux camarades sont convoqués au tribunal de Saint-Nazaire pour "outrage à agent" le mardi 21 février à 14h.

Ce procès, qui s'ajoute à de nombreux procès visant des militant-e-s anti-aéroport, participe de cette volonté des pouvoirs policiers, judiciaires, politiques, complices de Vinci, de criminaliser cette lutte légitime contre un projet inutile. Et pourtant la répression ne nous fera pas céder! nous sommes déterminé(e)s à lutter jusqu'à l'abandon du projet.

Nous appelons les militant(e)s, la population à se rassembler devant le tribunal de Saint-Nazaire le mardi 21 février à partir de 13 heures en soutien à nos deux camarades convoqués.

Le terrorisme d'Etat ne passera pas!

le Comité de soutien aux inculpé-e-s anti-aéroport


contact : csia@riseup.net ou http://soutieninculpeesnddl.wordpress.com/

• La coordination des opposants au projet de nouvel aéroport dénonce la pression policière

— A l'occasion du jugement mardi 21 à Saint-Nazaire de 2 personnes interpellées lors du départ de la Tracto-Vélo, la coordination des opposants au projet de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes (44) dénonce à nouveau la pression policière qui continue à s'exercer sur et autour de la zone de la Déclaration d'Utilité Publique concernant le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Elle dénonce également la répression et les condamnations qui frappent tous les opposants à ce projet porté par les collectivités locales, pour lequel s'unissent PS/PC44 et UMP, l'ensemble répressif s'étant accentué énormément depuis l'arrivée sur le terrain de la multinationale Vinci.

Elle dénonce enfin l'intimidation et la disproportion des moyens mis en oeuvre, en France comme ailleurs en Europe, à l'encontre de citoyens qui militent légitimement pour l'abandon de grands projets inutiles, à l'heure où partout les financements manquent pour des causes ayant une réelle utilité sociale. La Résistance Citoyenne continue.


RENDEZ-VOUS MARDI 21 FEVRIER à partir de 13H00 Tribunal de Saint Nazaire

lundi 6 février 2012

Mutilation policière au flasball : Procès à Nantes les 6 et 7 mars 2012

Après 4 années et demi de procédure et 2 années depuis le renvoi en correctionnelle du policier tireur, Pierre et ses parents parties civiles attendaient que soit fixée la date du procès.

C'est chose faite : le procès aura lieu le mardi 6 et mercredi 7 mars 2012


Le 27 novembre 2007, devant les grilles fermées du rectorat de Nantes, au terme d'une manifestation lycéenne et étudiante bien habituelle dans ces lieux et dépourvue de tout caractère de violence, Pierre, un lycéen mineur était touché au visage et grièvement blessé à l'œil par un tir de lanceur 40 mm (flashball nouvelle génération à portée plus longue et à plus grande précision) effectué par un policier masqué (port d'une cagoule intégrale sans l'autorisation administrative nécessaire), ayant en charge d'expérimenter cette nouvelle arme dans le département.

Le lendemain même, alors que la gravité des blessures du jeune mineur hospitalisé était connue et que la préfecture s'acharnait déjà à faire de la victime un coupable, alimentant la presse en fausses informations sur les blessures, sur l'absence de tirs policiers, sur les conditions de la manifestation, la police procédait de la même manière (un tireur cagoulé de lanceur 40 mm) pour faire cesser un très modeste blocage lycéen au lycée privé Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle. (vidéo)

Le policier tireur a été mis en examen le 26 février 2010, puis renvoyé devant le tribunal correctionnelle le 6 août 2010.

Aujourd'hui, près de quatre ans et demi après les faits, la date du procès en correctionnelle du policier nantais incriminé pour un tir de flashball le 27 novembre 2007 est fixée.

Les conditions de la procédure judiciaire ont pourtant été très difficiles et la tenue d'un procès n'a été obtenue que par un travail régulier et approfondi des parties civiles, de leurs avocats et leurs soutiens (LDH, Amnesty international, syndicats, groupe du 27 novembre, individuels, autres familles touchées par de telles violences), malgré les obstacles innombrables dressés contre la recherche de la vérité dans cette affaire.

Et pendant tout ce temps, les victimes de tirs policiers au flashball se multiplient : Tableau mis à jour des victimes du flashball.

http://27novembre2007.blogspot.com/2011/10/tableau-mis-jour-des-victimes-de.html


plus d'infos sur http://27novembre2007.blogspot.com/

samedi 21 janvier 2012

Solidarité avec les inculpé-e-s anti-aéroport du 1er Décembre ! Soyons présent-e-s au procès du 13 février !



Nous relayons cet appel du comité de soutien aux inculpé-e-s anti-aéroport, dont des membres du Collectif de Lutte Contre l'Aéroport de NDDL font partie (avec d'autres orgas comme le CNCA, des occupant-e-s de la ZAD, des membres du CODELIB... et des individus remonté-e-s comme nous tous/toutes) :

Voici la version finale du tract du comité de soutien aux inculpé-e-s anti-aéroport. Un tract avec plus de détails sur la journée du 13, vous sera aussi bientôt communiqué. Restez à l'affût sur le blog du comité. Un report du procès est aussi possible.


ILS VEULENT ÉCRASER LA LUTTE PAR LA RÉPRESSION
Le 20 octobre en Loire-Atlantique, une cinquantaine d'opposant.e.s à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes manifestaient devant les locaux de Vinci à Couëron.

Après avoir distribué des tracts et tenté de discuter avec les employé.e.s, du fumier a été déversé sur le perron et des œufs  remplis de peinture lancés contre la façade.
Ils-elles voulaient dénoncer la destruction des terres agricoles et des habitations, au détriment de l'intérêt collectif, et interpeller Vinci, principal bénéficiaire de ce projet insensé.
A la suite d'une plainte de Vinci, 7 personnes ont été arrêtées à Couëron et Chauvé (Loire-Atlantique).
Alors qu'une simple convocation aurait suffi pour les interroger, ce sont plus de 15 véhicules de gendarmerie et de police qui débarquent sur les lieux, prêts à défoncer portes et fenêtres.
Au cours des interrogatoires, 2 jeunes femmes ont dû se déshabiller pour être photographiées en sous-vêtements sous prétexte d'identification de tatouages. Sur les terres occupées par les opposant-e-s à l'aéroport de Notre-dame-des-Landes, 27 véhicules et un hélicoptère sont venus en force pour rechercher d'autres participant-e-s à l'action.
En fin de journée, 5 paysan-ne-s sont inculpé-e-s de « dégradations commises en réunion » et de « refus de prélèvements d'ADN ». La date du procès est fixée au 13 février 2012.
On constate qu'il y a une volonté de saper la mobilisation paysanne et d'intimider les militant-e-s qui se sont engagé-e-s dans cette lutte.
Cette rafle du 1er décembre n'est que la poursuite d'un acharnement policier contre les opposant-e-s à l'aéroport.  D'autres procès sont à venir : pour l'occupation du square Mercoeur à Nantes, le départ de la tracto-vélo et l'action contre la caravane du PS, etc.
La lutte contre l'aéroport n'est qu'un exemple, la répression frappe partout dans l'hexagone : les Conti à Clairoix, les anti-nucléaires à Valognes, les sans-papiers à Calais et à Paris, les faucheurs d'OGM à Colmar.
Alors que les multinationales ne cessent d'accumuler les profits, avec l'aide des politicien-ne-s qui imposent l'austérité et leur désastreuse politique d'aménagement du territoire, la police et la justice intimident et cherchent à casser toute tentative de protestation, de refus ou de résistance.
Soutien aux inculpé-e-s anti-aéroport !
Soyons présent-e-s au procès du 13 février !
Le procès pouvant être reporté, tenez-vous au courant sur le blog : http://soutieninculpeesnddl.wordpress.com/  

contact : csia@riseup.net
Le comité de soutien aux inculpé-e-s anti-aéroport

Le tract en version PDF pour impression et diffusion :

tract

Une affiche de soutien à coller près de chez vous :


En format PDF pour impression et diffusion :

affiche soutien inculpé-e-s

dimanche 15 janvier 2012

Soutien aux inculpé-e-s anti-aéroport ! Soyons présents au procès du 13 février 2012!

Le 20 octobre en Loire-Atlantique, une cinquantaine d'opposant-e-s à l'aéroport de Notre-Dame –des-Landes manifestaient devant les locaux de Vinci à Couëron. Après avoir distribué des tracts et tenté de discuter avec les employé-e-s, du fumier a été déversé sur le perron et des œufs remplis de peinture lancés contre la façade.

Ils-elles voulaient dénoncer la destruction des terres agricoles et des habitations, au détriment de l'intérêt collectif, et interpeller Vinci, principal bénéficiaire de ce projet insensé.

A le suite d'une plainte de Vinci, 7 personnes ont été arrêtées à Couëron et Chauvé (Loire-Atlantique).

Alors qu'une simple convocation aurait suffi pour les interroger, ce sont plus de 15 véhicules de gendarmerie et de police qui débarquent sur les lieux, prêts à défoncer portes et fenêtres. Au cours des interrogatoires, 2 jeunes femmes ont dû se déshabiller pour être photographiées en sous vêtements sous prétexte d'identification de tatouages. Sur les terres occupées par les opposant-e-s à l'aéroport de Notre-dame-des –Landes, 27 véhicules et un hélicoptère sont venus en force pour rechercher d'autres participants à l'action.

En fin de journée, 5 paysan-ne-s sont inculpé-e-s de « dégradations commises en réunion » et de « refus de prélèvements d'ADN ». La date du procès est fixée au 13 février 2012.

On constate qu'il y a une volonté de saper la mobilisation paysanne et d'intimider les militant-e-s qui se sont engagé-e-s dans cette lutte.

Cette rafle du 1er décembre n'est que la poursuite d'un acharnement policier contre les opposant-e-s à l'aéroport. D'autres procès sont à venir : pour l'occupation du square Mercoeur à Nantes, le départ de la tracto-vélo et l'action contre la caravane du PS, etc.


La lutte contre l'aéroport n'est qu'un exemple, la répression frappe partout dans l'hexagone : les Conti à Clairoix, les anti-nucléaires à Valognes, les sans-papiers à Calais et à Paris, les faucheurs d'OGM à Colmar.

Alors que les multinationales ne cessent d'accumuler les profits, avec l'aide des politiciens qui imposent l'austérité et leur désastreuse politique d'aménagement du territoire ; la police et la justice intimident et cherchent à casser toute tentative de protestation, de refus ou de résistance.


Soutien aux inculpé-e-s anti-aéroport !

Soyons présents au procès du 13 février !

samedi 24 décembre 2011

Déjà cinq semaines de détention « provisoire » pour les inculpé-e-s de Labège !

Déjà cinq semaines de détention « provisoire »
pour les inculpé-e-s de Labège !

Le 14 novembre dernier à Toulouse, une dizaine de personnes ont été interpellées au cours de la rafle menée par une centaine de gendarmes mobiles dans sept lieux d'habitation, et quatre d'entre elles sont depuis incarcérées à la maison d'arrêt de Muret.
Ils et elles sont, avec une autre jeune femme, poursuivis pour « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destruction ou de dégradations de biens » ;
« violence commise en réunion sans incapacité » ;
« dégradation ou détérioration du bien d'autrui commise en réunion ». Des chefs d'inculpation très lourds, au regard des faits qui leur sont imputés, et pour lesquels ils et elles nient toute participation – l'action réalisée à la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) de Labège, le 5 juillet dernier, par une dizaine de personnes qui ont déversé des excréments sur des bureaux et des ordinateurs, et laissé sur les lieux des tracts dénonçant à juste titre l'accentuation de la répression à l'encontre des mineur-e-s.
Depuis, quatre des personnes inculpées demeurent ainsi détenues sans que l'on sache pour combien de temps encore, et alors que le soutien matériel (argent, livres, vêtements, courrier) qui leur avait aussitôt été apporté est resté bloqué en tout ou partie pendant des semaines, de façon à les couper du monde extérieur et à faire pression sur elles pour les faire craquer. Par ailleurs, des prélèvements de leur ADN ont été effectués contre leur gré pendant leur garde à vue – le refus qu'elles y ont toutes opposé leur vaudra un procès le 9 mai prochain –, et le tribunal prétexte attendre le résultat de ces prélèvements pour les maintenir en détention en se gardant d'avancer la moindre date concernant leur libération.

La situation des « inculpé-e-s de Labège » rejoint en fait celle de nombreuses autres personnes placées en détention « provisoire » dans diverses geôles françaises pendant des mois et des mois (dernièrement à Paris et à Nantes). Les innombrables lois sécuritaires votées depuis une dizaine d'années – et appliquées en particulier à l'encontre d'une certaine jeunesse criminalisée sous les étiquettes « ultra-gauche » ou « mouvance anarcho-autonome » – permettent en effet à l'Etat français de s'asseoir désormais en toute légalité sur la « présomption d'innocence » censée être à la base de sa justice, créant un véritable délit d'opinion dans un silence presque parfait.
La solidarité montrée aux personnes qui se trouvent jetées dans le collimateur policier et judiciaire fait de plus facilement l'objet d'une répression violente. D'imposantes forces de gendarmerie mobile ont par exemple encerclé la manifestation organisée à Toulouse le 17 décembre en soutien aux « inculpé-e-s de Labège » en voulant disperser brutalement ses quelque 200 participant-e-s après les avoir soumis-e-s à un contrôle d'identité.
Que cette manifestation ait malgré tout et heureusement pu se tenir un peu plus tard prouve combien il est important de ne plus laisser faire.

Libération et arrêt des poursuites
pour les « inculpé-e-s de Labège » et d'ailleurs !

Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux – antirep86@free.fr
Collectif liberté pour les inculpé.e.s du 15 novembre Toulouse : nonalepm@riseup.net
CODELIB (Comité de défense des libertés fondamentales contre les dérives sécuritaires) St-Nazaire : codelibsaintnazaire@gmail.com
Collectif Contre Les Abus Policiers, Bordeaux http://clap33.over-blog.com/
Caisse de solidarité Montpellier
Les amis de l'égalité, Blois, <lesamisdelegalite@free.fr>
Soif d'utopie - Tours -
Emancipation, tendance intersyndicale, http://www.emancipation.fr


Soutien financier pour les frais de justice et la cantine en prison : envoyez vos chèques
à l'ordre de « Maria », CAJ, c/o Canal Sud, 40 rue Alfred-Duméril, 31400 Toulouse.

dimanche 11 décembre 2011

Appel à un rassemblement de soutien aux raflé-e-s du 1er décembre et à tous les autres inculpé-e-s concernant des actions contre l'aéroport de NDDL et son monde.


Appel à un rassemblement de soutien aux raflé-e-s du 1er décembre et à tous les autres inculpé-e-s concernant des actions contre l'aéroport de NDDL et son monde.


Le jeudi 1er Décembre, à partir de 6h du matin, 6 opposant-e-s à l'aéroport de NDDL ont été raflés et placés en garde à vue suite à une plainte de Vinci (sur 15 personnes recherchés). La plainte concerne la dégradation extérieure d'un siège local de Vinci Construction le 20 Octobre 2011.

Pour plus de détails, voir l'article concernant l'action sur le site des occupant-e-s de la ZAD et la compilation de communiqués dénonçant la rafle.

Le simple jets d'oeufs de peinture et de fumier sur les vitres des bureaux de Vinci auraient coûté, selon la multinationale aux mains sales (pléonasme ?), plus de 40000 euros. Les dégâts que Vinci occasionnent sur l'environnement, sur la santé de ses ouvrier-ères, sur la vie de nos campagnes par leur bétonnage à grande échelle... ne se chiffrent pas. Mais combien coûte la misère qui en découle ?!

Les autorités publiques choisissent ainsi de défendre les intérêts de Vinci en déployant des moyens de répression dignes d'opération anti-terroristes ! La collusion des intérêts entre le privé et le public devient de plus en plus flagrante, comme le prouve l'ampleur de cette opération de répression, ainsi que les multiples arrestations en série qui se déroulent dans le 44 depuis quelques mois.

De plus, les inculpé-e-s sont en majorité issus du milieu paysan et sont clairement visés pour leur possible appui logistique, politique et humain à la lutte contre l'aéroport de NDDL. L'objectif des ces paysan-ne-s de défendre la terre trouve écho chez de nombreux/ses habitant-e-s, et l'on sent que que les autorité-e-s veulent bâillonner cette parole paysanne qui dérange !

Les inculpé-e-s ont donc décidé de dénoncer publiquement leur arrestation et l'ampleur des faits qui leur sont reprochés, en retournant sur les lieux de leur soi-disant "crime".

Vinci et les autorités locales doivent comprendre que leur tactique d'intimidation par la répression ne nous fait pas peur, qu'elle nous renforce au contraire dans notre détermination à ne rien lâcher !

Un point presse sera ainsi tenu :

devant le siège de Vinci constructions, rue des Meuniers, à Coueron à partir de 14h le jeudi 15 décembre.

A cette occasion, les inculpé-e-s et d'autres militant-e-s appellent à un rassemblement de soutien, qui vise aussi à soutenir tous/toutes les autres raflés et inculpé-e-s de ces dernières mois.

Montrons-leur que ne nous participons pas à leur jeu de la peur ! Ne nous terrons pas, ce serait leur faire plaisir !

Soyons plus déterminé-e-s que jamais à lutter contre le projet d'aéroport de NDDL et contre toute l'urbanisation qui détruit nos vies et nos capacités d'autonomie ! N'attendons pas qu'il soit trop tard !

Le terrorisme d'état ne passera pas !



Les raflé-e-s/inculpé-e-s du 1er décembre et des militant-e-s les soutenant.

Pour accéder au lieu de rassemblement : http://g.co/maps/w66ed


mercredi 7 décembre 2011

Solidarité avec les Inculpés de Notre dame des landes

NE LES LAISSONS PAS ÉCRASER LA LUTTE SOUS LES PROCÈS

En Loire-Atlantique le 1er décembre à 06 H du matin, la préfecture a lancé une rafle policière pour arrêter – ou tenter d'arrêter – sur les communes de Couëron, Chauvé et la ZAD de Notre-Dame-des-Landes onze personnes engagées dans la lutte contre le projet d'aéroport. En fin de journée cinq personnes étaient inculpées de « dégradations commises en réunion » ou « complicité de... ». avec une date de procès fixée au 13 février 2012. Cinq autres personnes seraient à ce jour encore recherchées.

LES FAITS QUI LEUR SONT REPROCHÉS

Avoir déversé le 15 octobre, à une cinquantaine, quelques poignées de fumier et des oeufs remplis de peinture sur le perron extérieur et la façade du siège Ouest de Vinci, sur la commune de Couëron, après avoir tenté de discuter avec les salariés et distribué un tract.

DES MOYENS COMPLÈTEMENT DÉMESURÉES

Alors que l'action du 15 octobre a été commise au grand jour, à visage découvert pour les personnes arrêtées, pourquoi un tel déploiement de forces policières à 6H du matin ce 1er décembre, alors qu'une simple convocation suffisait pour interroger les personnes ?

27 véhicules dénombrés sur la ZAD ( 2 cars, des fourgons, des voitures de la BAC et un hélicoptère), 14 à Couëron. La brigade d'intervention de Nantes était prête à défoncer au bélier la porte d'une famille pour arrêter le fils de 22 ans, ou casser un carreau pour entrer en force chez des militants ayant une implication politique publique de longue date.
Au cours des interrogatoires deux jeunes femmes ont dû se déshabiller pour être photographiées en sous-vêtements sous prétexte d'identification de tatouages(!), et certains arrêtés qui ont refusé le prélèvement d'ADN pour fichage ont été inculpés pour celà.

Depuis quand une action politique symbolique déclenche-t-elle une rafle policière digne d'un régime autoritaire d'un autre temps ?

Nous vous invitons le mercredi 7 décembre à 20H 30 dans les locaux de B17 , au 17 rue Paul Belamy - Nantes, pour participer à une réunion afin d'organiser la solidarité autour des inculpé-e-s du 1er décembre et préparer la mobilisation en prévision des procès à venir (le 13 février, mais aussi les mois suivants). Réagissons collectivement à cette intimidation policière et judiciaire, au service de la multinationale Vinci impliquée dans tant de chantiers nuisibles et dénoncés comme les LGV, autoroutes, prisons, centrales nucléaires et autre aéroport.

Nantes, le 02 décembre.


Collectif nantais de Lutte Contre l'Aéroport.