mercredi 26 octobre 2011

Forum antirépression 2011 à Poitiers

Samedi 26 et dimanche 27 novembre Maison du peuple, 21 bis rue Arsène Orillard Programme – Samedi * à 14h accueil puis projection du film Silence du fleuve et débat sur l'immigration. Film consacré aux massacres des algériens le 17 octobre 1961 à Paris suivi d'un débat sur l'immigration avec Mehdi Lallaoui, réalisateur du film …


http://www.antirep86.fr/2011/10/26/forum-antirepression-2011-a-poitiers/



dimanche 9 octobre 2011

Nantes - 17 octobre 1961-17 octobre 2011 : 50 ans de violences policières. Ni oubli, ni pardon !

Nantes. 17 octobre 1961-17 octobre 2011 : 50 ans de violences policières. Ni oubli, ni pardon !

Rassemblement, lundi 17 octobre, 18h, Place Royale.

Le 17 octobre 1961, dans un contexte de contestation du colonialisme, une manifestation d'Algériens en lutte pour l'indépendance était attaquée par la Police française. Commandée par le collaborationniste Maurice Papon (alors Préfet de Police), la police tire sur les manifestants qui sont ensuite tabassés et jetés dans la Seine lors d'une gigantesque ratonnade légale en plein Paris. La police tue plusieurs centaines de personnes.
La répression de cette manifestation reste, à ce jour, le plus grand crime policier depuis la Deuxième Guerre Mondiale. Le 8 février 1962, une manifestation pour la paix en Algérie et contre l'OAS est organisée à Paris. Les policiers attaquent les manifestants qui sont écrasés contre les grilles de la station de métro Charonne.
9 manifestants sont tués, des centaines sont blessés.
N'oublions pas que cette même institution policière collaborait avec les occupants allemands et la politique
de racisme d'État mise en place par Vichy, quelques années plus tôt.
50 ans après, qu'en est il de cette Police Française « Républicaine » ?

- En France :
La police tue et mutile toujours en toute impunité. De Malik Oussekine tabassé à mort en décembre 1986 à Paris lors d'une manifestation contre la réforme Devaquet, et Makomé M'Bowole tué dans un commissariat en 1993, à Zyed et Bouna en 2005 à Clichy, ou encore Moushin et Laramy en 2007 à Villiers le Bel. Ces décès sont toujours causés directement par une intervention policière. Ali Ziri, âgé de 69 ans, meurt le 11 juin 2009 après s'être fait agresser par des policiers à Argenteuil.
Le 14 octobre 2010, à Montreuil, Geoffrey, lycéen, est blessé à l'œil par un tir de flashball en plein mouvement social.
Ce ne sont ici -malheureusement- que quelques exemples. La liste des morts et des blessés occasionnés par la police ne cesse de s'allonger.
La guerre aux pauvres s'incarne aussi dans les rafles et les expulsions violentes de sans papiers, la traque des Roms, les expulsions de squat, les contrôles, brimades et menaces quotidiennes...
La police est en voie de militarisation, équipée d'armements sophistiqués, de drones, d'hélicoptères, elle joue un rôle d'armée d'occupation dans certains quartiers.

- À Nantes :
Notre chère ville socialiste n'échappe pas à la règle. Dans la nuit du 22 au 23 novembre 2006, Taoufik el Amri meurt noyé dans l'Erdre suite à un contrôle policier. Les policiers concernés sont condamnés trois ans plus tard pour faux témoignages : on ne connaitra donc jamais la vérité.
En novembre 2007, la police nantaise expérimente des flashballs d'un genre nouveau (les Lanceurs de Balles de Défense) sur une manifestation d'étudiants et de lycéens : un jeune perd l'usage d'un œil.
C'est à Nantes que commence une longue série de mutilations : sept personnes au moins, dans toute la France, ont perdu l'usage d'un œil suite à un tir de flashball. Un homme est mort, à Marseille en décembre 2010, après qu'un policier lui ai tiré au flashball dans le cœur. De très nombreuses personnes sont blessées à des degrés divers par ces armes létales.
En Janvier 2011, une soirée étudiante à la Fac de Nantes est attaquée par la police : en résultent insultes, passages à tabac et arrestations.
Lors d'une manifestation à l'aéroport de Nantes Atlantique le 27 juillet 2011, les CRS brisent les côtes d'une manifestante et la laissent sans soin. Son pronostic vital est engagé pendant plusieurs heures.
Le 2 septembre 2011, le GIPN et les policiers tirent au taser sur des manifestants anti-aéroports dans le centre ville de Nantes. Le soir même, les policiers nantais attaquent au gaz et à la matraque des passants lors d'un festival musical.
Les manifestations politiques sont systématiquement encadrées et provoquées par la police nantaise.
En toile de fond, l'espace public est saturé par la présence policière : des caméras de surveillances aux cars de CRS faisant des rondes en centre ville.
Ce ne sont que quelques exemples révélateurs du climat policier qui règne à Nantes comme partout en France.
La logique est claire, faire régner la peur, aseptiser les villes, chasser les « indésirables ». 

Hommage à toutes les victimes de crimes policiers. Que Justice soit rendue.
 
Premiers signataires : des individuEs, Coordination des Groupes Anarchistes, Fédération Anarchiste, No Pasaran, Réseau Université Sans Frontières, SUD étudiant ...


mardi 27 septembre 2011

Forum anti-répression 2011

Le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux compte organiser à Poitiers, le week-end des 26-27 novembre prochains, un forum antirépression auquel il aimerait associer des collectifs existant ailleurs.

Le forum que nous avons tenu, l'an dernier à la même époque, avec une dizaine d'autres comités a été pour nous un succès, non seulement par la richesse de ses échanges et son ambiance très conviviale, mais parce qu'il a débouché sur une action commune, la Journée contre les violences policières du 19 mars 2011. En effet, face à la multiplication des intimidations, interpellations, condamnations de toutes sortes qui dessinent un peu partout un ordre policier généralisé, est sortie des discussions l'idée de cette mobilisation en France contre les politiques sécuritaires en cours ou à venir, et une quinzaine de comités au moins ont, là où ils étaient investis, mené sur ce thème des actions décidées localement.

Cette année, nous vous proposons :

• le samedi 26 novembre

- en début d'après-midi, un premier temps consacré au massacre des Algérien-ne-s à Paris qui a eu lieu le 17 octobre 1961, avec la projection du Silence du fleuve, suivi d'un débat sur l'immigration – en présence de Mehdi Lallaoui, réalisateur du film, ainsi que de collectifs de sans-papiers ;

- en soirée, une « table ronde » entre les divers groupes antirépression représentés, afin de confronter nos expériences et de construire une mobilisation contre toutes les formes de répression, en arrêtant si possible une nouvelle action commune.

• le matin du dimanche 27 novembre, un atelier d'autodéfense juridique, pour mettre là encore en commun nos expériences, informations, points de vue et analyses en matière d'interpellation, de garde à vue, de procès, etc., de façon à favoriser la résistance contre les méthodes de répression utilisées.

Nous espérons que ce programme vous attirera nombreuses et nombreux, et attendons vos remarques et propositions pour l'enrichir éventuellement.

Une restauration sera assurée tout au long du forum. Nous vous préciserons dès que possible le lieu où il se tiendra, ainsi que les modalités d'accueil et d'hébergement en fonction de votre participation.

Merci de diffuser massivement autour de vous

Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux
antirep86@free.fr

dimanche 4 septembre 2011

OpposantEs à l'Aéroport : Rassemblement de soutien à Saint-Nazaire

Mardi 6 septembre 2011 14H00
Tribunal de Saint Nazaire (plan)
Rassemblement de soutien contre les expulsions à l'occasion de la convocation de certains habitants de la ZAD, à l'appel de l'ACIPA

samedi 25 juin 2011

42ème suicide ou mort suspecte connu(e) en détention en 2011


42ème suicide ou mort suspecte connu(e) en détention en 2011

Le nombre de suicides ou de morts suspectes en prison ne diminue pas.
Un suicide ou mort suspecte tous les trois jours en prison,
10 fois plus qu'en milieu libre.

Manquement grave de l'administration pénitentiaire. L'omerta [[Omerta : Par extens. Loi du silence imposée par un groupe. (Le nouveau Littré, 2006) Le véritable problème posé par ces statistiques est qu'elles sont globales : l'administration pénitentiaire se garde bien de communiquer le détail de son décompte macabre. Elle "omet" de publier la date, l'âge, le lieu dans la détention (quartier disciplinaire, quartier d'isolement cellule d'arrivant etc...), et cultive l'opacité la plus absolue lorsqu'il s'agit d'obtenir des explications précises quant aux conditions dans lesquelles ces femmes, ces enfants, ces hommes sont décédés.
Ces statistiques, transmises par l'Administration Pénitentiaire, ne disent rien sur les souffrances des proches, leur prise en charge psychologique, leur prise en charge financière, et sur la manière dont l'information leur est transmise ou pas...]  ]] continue sur la réalité des chiffres quant aux conditions et lieu réel du décès.

Centre de détention de Vivonne
Suicide d'un homme, 25 ans, par absorption de médicaments
le 18 juin 2011

Nous exigeons, les familles et proches exigent la vérité de la part de l'administration pénitentiaire et des autorités judiciaires afin que toute la lumière soit faite sur ces nouveaux décès.

Les familles et proches souhaitent une vraie prise en compte de leurs souffrances et une aide directe de la part de l'administration pénitentiaire.

Les autorités judiciaires doivent assumer toutes leurs responsabilités sur ces nouveaux décès.

42 suicides et morts suspectes connus depuis le 1er janvier 2011
Nous savons que ces chiffres ne reflètent pas la réalité. La création de l'Observatoire des suicides et des morts suspectes sur le site prison.eu.org a permis d'interpeller l'opinion publique.
www.prison.eu.org/spip.php ?page=rubrique&id_rubrique=68

« L'ensemble des études pointent comme des périodes de particulière vulnérabilité, outre l'entrée en détention, certains moments particuliers :
la période correspondant au jugement ;
le placement au quartier disciplinaire ;
la période postérieure à une tentative de suicide ou à une automutilation. ».
Circulaire du 26 avril 2002 NOR JUSE0240075C sur la Prévention des suicides dans les établissements pénitentiaires.

« Le droit à la vie : il est nécessaire de montrer que l'administration pénitentiaire doit tenir compte de cette obligation dans la mise en place de certaines procédures (quartier disciplinaire, isolement...). ».
Conclusion du 20 octobre 2003 du Rapport de la CNCDH sur les droits de l'homme en prison.

Contact Presse :
Milko Paris, tél. 06 60 17 33 42
mail. ✉redaction@banpublic.org 





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mercredi 11 mai 2011

"Base élèves" et le fichage généralisé : Lettre ouverte à M. l'Inspecteur d¹Académie de Loire-Atlantique

Lettre ouverte du CNRBE à M. l'Inspecteur d'Académie de Loire-Atlantique

Vous avez sommé mesdames Isabelle Godron Durrande (école Dervallières Chézine à NANTES), Sylvie Pouyon (école de La Forêt à SAUTRON), Marie-Bernadette Fleurance (école du chêne vert à SAINT HERBLON, et messieurs Joël Potin (école de PRINQUIAU), Thierry Flora (école Lamartine à SAINT NAZAIRE) et  François Le Ménahèze (école Lucie Aubrac à SAINT LUMINE DE CLISSON) de renseigner Base Elèves d'ici le 15 mai 2011.

En juillet 2010, les décisions du Conseil d'Etat contre Base Elèves et le fichier national Base National des Identifiants Elèves  ont été largement relayées par les médias. Ce jugement rétablit notamment le droit d'opposition des parents et confirme l'illégalité de tout rapprochement ou mise en relation des données de Base Elèves avec d'autres fichiers. Il vient s'ajouter au « rappel à la loi » déjà adressé par le Parquet de Paris au Ministère de l'Education Nationale suite aux 2100 plaintes des parents.
 
Ces fichiers remettent en cause le principe de confidentialité, le respect de la vie privée, et le droit à l'éducation, comme dénoncé par le Comité des Droits de l'enfant de l'ONU en juin 2009. Le Comité a recommandé notamment à la France « de ne saisir dans les bases de données que des renseignements personnels anonymes et de légiférer sur l'utilisation des données collectées en vue de prévenir une utilisation abusive des informations. »

Le caractère indispensable de Base Elèves pour le bon fonctionnement de l'école n'a jamais été démontré. Les données chiffrées anonymes sont suffisantes pour la gestion des effectifs des écoles, et le travail par échantillons ou panels est une garantie pour la qualité des études statistiques et pour les libertés individuelles.

Nous ne comprendrions pas, Monsieur l'Inspecteur d'Académie, que Mesdames Isabelle Godron Durrande, Sylvie Pouyon, Marie-Bernadette Fleurance et messieurs Joël Potin, Thierry Flora  et  François Le Ménahèze, soient sanctionnés pour avoir agi de manière conforme, et qui plus est par anticipation, aux recommandations du Comité des droits de l'enfant de l'ONU.
 
Le CNRBE vous rappelle que ces six directeurs n'ont pas désobéi, contrairement à ce qu'il leur est reproché ; bien au contraire, ils  ont  appliqué, dans le domaine des Droits de l'Enfant, la Convention Internationale des Droits de l'Enfant, texte de droit international, ratifié par la France, et qui s'impose donc à notre ordre juridique interne.

Mesdames Isabelle Godron Durrande, Sylvie Pouyon, Marie-Bernadette Fleurance et messieurs Joël Potin, Thierry Flora et François Le Ménahèze, soutenus par le Collectif National de Résistance à Base Elèves (CNRBE), demandent exactement les mêmes choses que ce collectif, à savoir : 
- que la France renonce au recueil et au traitement centralisé de données personnelles contenues dans Base Elèves 1er degré, dans Sconet, et dans tout autre fichier centralisé du même ordre; 
- que la France renonce à la Base Nationale des Identifiants élèves (BNIE), qui permet de multiples interconnexions actuelles et futures avec d'autres bases administratives. 
 
Le Collectif National de Résistance à Base Elèves, soutient Mesdames Isabelle Godron Durrande, Sylvie Pouyon, Marie-Bernadette Fleurance et messieurs Joël Potin, Thierry Flora et François Le Ménahèze, dans leur  refus de renseigner Base Elèves ainsi que dans leur exigence concernant la protection des données relatives aux enfants et à leurs proches recueillies dans le cadre de leur scolarité : aucune donnée nominative ne doit sortir des établissements.

le 10 mai 2011


Lettre d'infos externe du Collectif national de résistance à Base élèves (CNRBE). Site web: http://retraitbaseeleves.wordpress.com
Contact: base-eleves@orange.fr

mardi 5 avril 2011

Le 5 avril au Tribunal correctionnel de Tours : Un procès peut en cacher un autre






5 avril, Tribunal correctionnel de Tours  Un procès peut en cacher un autre
http://baleiniers.org/index.php?option=com_content&view=article&id=153:5-avril-tribunal-correctionnel-de-tours-un-proces-peut-en-cacher-un-autre&catid=1:commun

UN PROCES PEUT EN CACHER UN AUTRE

Le 5 avril 2011, à 9 h 30, 4 militant-e-s tourangeaux  solidaires des sans-papiers, Jean-Christophe Berrier et Muriel El  Kolli, du collectif « Soif d'utopies », ainsi que Abd-El Kader Aït  Mohamed et Chantal Beauchamp, du   Réseau Education Sans Frontières  (RESF37) sont convoqués devant le Tribunal correctionnel  de Tours pour  répondre, sur plainte de Brice Hortefeux ancien ministre de l'Intérieur,  du délit de « diffamation publique contre une administration  publique ».

C'est la 4ème fois depuis le 16 Septembre 2010 qu'ils  devront comparaître pour la même affaire : Brice Hortefeux leur  reproche un communiqué intitulé « Les Baleiniers » dans lequel  ces deux organisations alertaient l'opinion sur leurs soupçons  d'utilisation du fichier scolaire « Base-Elèves » pour repérer les  personnes sans-papiers ayant des enfants scolarisés, les arrêter et les  expulser. Ce communiqué comparait ces méthodes à celles employées pour  attraper les baleines,  usant des baleineaux comme d'appâts. Cette  pratique leur rappelait la chasse aux « indésirables » par le régime de  Vichy.

Les 3 audiences précédentes, les 16 septembre 2010,  le 3 décembre, et le 17 février février 2011 ont tourné court, comme si  ce procès voulu par le pouvoir, le tribunal craignait d'avoir à  l'assumer ! Sous couvert de poursuites en diffamation, on fait aux 4 de  Tours un procès politique, un procès pour l'exemple, visant à faire  entrave à la liberté d'expression lorsque celle-ci met en cause la  politique et les pratiques actuelles de chasse aux étrangers. Il s'agit  d'interdire aux militants de faire usage de références à notre histoire  pour juger de cette politique. Il s'agit enfin de criminaliser toute  forme de protestation et de solidarité.

REFUSONS que des militants soient en position d'accusés, REFUSONS de céder à la guerre d'usure des reports successifs,

SOYONS NOMBREUX lors de nos 2 prochaines actions :

Le samedi 2 avril Place Jean-Jaurès  à 14 h 30
 Opération « Déboutons Hortefeux »

Le  mardi 5 avril à 9 h , rassemblement
 aux marches du Palais de Justice

Il est temps de retourner l'accusation contre des  politiques injustes, répressives et xénophobes, il est temps de  s'insurger contre ce qui est, ici et aujourd'hui, et depuis trop  longtemps, la réalité de la politique gouvernementale : la xénophobie et  le racisme d'Etat, une machine répressive tournant à plein régime  contre les étrangers et contre tous les indésirables dont la liste ne  cesse de s'allonger, le Comité de Soutien est à l'origine  du Manifeste  « J'ACCUSE » qui dresse le tableau inquiétant de l'état des libertés et  des droits dans notre pays, pour tous ses habitants. Ce manifeste est  ouvert à l'engagement et à la signature de toutes et tous, sur le site http://manifeste.baleininiers.org

La pétition demandant la relaxe des 4 de Tours a recueilli plus de 11 500 signatures. Pour signer en ligne : http://baleiniers.org/la-petition

mardi 15 mars 2011

Journée anti-répression du 19 mars 2011 à saint-Nazaire

Venez tester vos connaissances sur plus de 10 ans de lois répressives  en jouant au «  Pas d'Loi »
Place de l'Amérique Latine, dès 16 heures,
un jeu de l'oie surdimensionné qui vous interrogera sur les libertés auxquelles  on veut nous obliger à renoncer

 
La loi Hortefeux / LOPPSI 2 ( loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure) s'inscrit dans un contexte d'inégalités et de répressions sociales majeures.

Fourre-tout hétéroclite et illisible de 142 articles, ce texte annonce un nouveau et inquiétant modèle de société.

Cette loi  attaque et limite les libertés de tout le monde, sans que la population n'en ait été réellement informée. Populations pauvres et précarisées, jeunes, étrangers, militants, internautes sont particulièrement visés

Cette loi concrétise le fantasme de l'ennemi intérieur et assimile tout acte de contestation à une atteinte à l'état. Elle affaiblit la prévention et les garanties judiciaires.

Les treize articles censurés par le conseil constitutionnel le 10 mars dernier ne doivent pas faire oublier les 129 autres !

Cette loi s'inscrit dans la logique de plus de 10 ans de lois répressives qui prétendent s'attaquer à l'insécurité mais qui en fait renforcent l'insécurité sociale et remettent  en cause des droits sociaux pour tous.

Depuis sa fondation en février 2009 , le CODELIB ( comité de défense des libertés fondamentales) s'efforce d'informer la population, de mener des actions pour dénoncer ces lois et leurs dérives inhérentes. Nous refusons que notre pays s'engage dans un nouvel ordre judiciaire et policier, basé sur la défiance, le contrôle et la répression .

C'est pourquoi dans le cadre de la journée nationale anti-répression du 19 mars 2001, décidée lors du forum des comités anti-répression début décembre à Poitiers, le CODELIB propose une action politico-ludique, place de l'Amérique Latine, dès 16 heures, un jeu de l'oie surdimensionné qui vous interrogera sur les libertés auxquelles  on veut nous obliger à renoncer

lundi 28 février 2011

[Nantes] Camps de Résistance à la loppsi 2 !

RESISTONS à LOPPSI 2 !

Loppsi 2 menace nos libertés et nos choix de vie.

Dans cette loi fourre-tout liberticide et sécuritaire, on trouve entre autres :
- une mesure qui permet aux autorités de détruire les habitats alternatifs ou précaires (camping, caravane, camion, squat, cabane, yourte...) sous 48h, sans relogement de leurs habitants - contrairement au droit au logement inscrit dans la constitution !
- censure de sites web, surveillance des ordinateurs des particuliers ;
- encouragement à la délation, création d'une milice privée, augmentation de la vidéosurveillance, etc.

Pour en savoir plus : http://antiloppsi2.net

Appel à la création de camps de résistance dans toute la France.

À Nantes, nous avons installé un camp au parc Baco pour informer sur cette loi et montrer notre détermination à la faire abroger.
La caravane de la résistance à l'aéroport de Notre-Dame des Landes est égale- ment présente. Dans un esprit de convergence des luttes, ses militants défen- dent le droit à des modes de vie alternatifs ruraux.
Pour en savoir plus : http://lutteaeroportnddl.wordpress.com

Nous sommes tou(te)s concerné(e)s par ces dérives sécuritaires !

Des résistant(e)s du campement anti-loppsi 2 de Nantes, dont le collectif nantais anti-loppsi 2 et le collectif de lutte contre l'aéroport de Notre-Dame des Landes.

samedi 26 février 2011

Serge Quadruppani présente son dernier livre "La politique de la peur" le 3 mars



La librairie Voix au chapitre
Vous invite
A une rencontre avec Serge Quadruppani
A l'occasion de la parution de son livre
La politique de la peur
(Seuil)
 
Jeudi 3 mars
A 20 h 30
 
Auteur d'une vingtaine de romans noirs, grand traducteur, Serge Quadruppani est également quelqu'un d'engagé dans les luttes de son temps qui a écrit (en plus de nombreux articles) une dizaine de livres critiques des diverses manières dont la domination capitaliste s'impose à la société. Le dernier : La politique de la peur dénonce, de façon très documentée, la manière dont les états modernes excitent la peur de l'insécurité, via l'exploitation médiatique de « monstres » criminels ou terroristes, et s'en servent pour mettre en place des moyens de contrôle toujours plus sophistiqués des populations, étranglant les libertés et droits  acquis par les luttes de nos ancêtres, et permettant la pratique d'une répression de toute contestation de l'« ordre » régnant, jusqu'à mettre en place une guerre préventive contre tous les humains susceptibles de se rebeller contre la vie que cet « ordre » veut leur imposer.
Mais Serge Quadruppani fait plus qu'étudier ce mécanisme qui peut sembler écrasant. Il démontre que celui-ci n'est pas une « fatalité » à laquelle on ne pourrait que se soumettre. S'appuyant sur l'exemple de divers mouvements récents de résistance à ces procédés, il montre que « quand la morgue des chefs se défait, ce qui se défait avec c'est une des principales forces de l'ordre, la peur quotidienne ou nous maintiennent la concurrence et la précarité généralisée. » Et, pointant les faiblesses et impasses dans lesquelles certains mouvements du passé sont tombés il revigore la vision d'une insurrection toujours possible pour une autre société.
 


 
Librairie Voix au chapitre
67 rue Jean Jaurès – 44600 Saint Nazaire
02 40 01 95 70
 

samedi 19 février 2011

Communiqué du Comité de soutien aux 4 prévenu-e-s de Tours


logo baleiniers.png

Lettre Info N° 8 (18 février 2011)

contact@baleiniers.org  - baleiniers.org


Communiqué du Comité de soutien aux 4 prévenu-e-s de Tours

Triste leçon d'instruction civique


La salle d'audience du Tribunal correctionnel de Tours était comble ce 17 février pour la troisième fois, ce qui manifeste l'intérêt des tourangeaux pour les enjeux du procès des 4 prévenu-e-s de Tours. Il s'agit de 4 militants, 2 du RESF37 et 2 du Collectif Soif d'Utopies, poursuivis en diffamation par Brice Hortefeux. Dans un communiqué du 12 février 2010, ces 2 organisations avaient fait part de leurs soupçons d'utilisation des fichiers scolaires pour arrêter les sans-papiers en se servant de leurs enfants comme appâts. Ces pratiques leur rappelaient d'autres méthodes, utilisées par l'administration pendant l'Occupation.


Dans le public se trouvaient aussi des collégiens et des lycéens venus pour voir en pratique comment la justice est rendue « au nom du peuple français ». A quoi ont-ils assisté ?


A un procès qui ne démarre pas, ponctué par des interruptions... A une audience qui « contredit » les précédentes. Le 16 septembre, la Présidente du tribunal avait argumenté le report au 3 décembre par la volonté d'entendre les témoins. L'audience du 17 février était programmée entre 13 h 30 et 16 h 30, ce qui rendait impossible cette audition.


Le 3 décembre, le défenseur de deux des prévenus mettait en cause la régularité des poursuites. Elles seront déclarées régulières le 6 janvier. L'appel de cette décision par les deux prévenus n'est pas pris en compte. Le 17 février, alors que tous attendaient un procès sur le fond, le Procureur soulève des problèmes de procédure, immédiatement entendus. Le tribunal prononce une nouvelle fois un report du procès, au 5 avril.


Quelles peuvent être les raisons de cette mascarade ?


  • Sans doute la volonté d'user les prévenus, soutiens et témoins.

  • La volonté de ne pas entendre les témoins.

  • La volonté de ne pas assumer le caractère politique de ce procès.

Est-ce ainsi ainsi que le Tribunal correctionnel, qui revendique son indépendance, prétend garantir les droits de la défense ?


Tours le 17 février 2011

Contact du Comité de soutien : Patrick BOURBON, 02 47 63 27 06

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Pour signer le J'Accuse-Le Manifeste cliquez ici ou sur le logo ci dessous

logo JaccuseLeManifeste.jpg LogoJaccuseLeManifeste


samedi 22 janvier 2011

ADN : Procès en Appel de militants anti-Aéroport

Non à l'aménagement de nos espaces et de nos vies,
à Notre-Dame-Des-Landes comme ailleurs.
 
Le Conseil Général de Loire-Atlantique, avec l'appui de structures privées et publiques, a le projet de construire un aéroport pour la région Ouest. Il devra répondre aux nouveaux défis économiques. Il s'agit de faire en sorte que les régions puissent se doter d'une infrastructure leur permettant de rentrer en compétition les unes avec les autres. L'Europe étant la championne dans le domaine des services, ce sont ceux-ci qu'il faut libéraliser. Les Métropoles deviennent, alors, un outil supplémentaire pour imposer aux populations ces objectifs. Ainsi l'espace urbain et rural doit être rationalisé afin d'optimiser la compétitivité. Qu'il s'agisse de la production, de la culture, des loisirs, tout est mis en œuvre, pour organiser la vie sociale en vue de répondre aux flux du capitalisme actuel.
Pour parvenir à ces fins, et comme dans le cadre de l'ensemble des luttes sociales, les résistances à ce projet ont eu à subir la répression policière et judiciaire.
 
Le 14 janvier 2009 lors des sondages géotechniques sur ce qui devrait être la future piste. Des militant-e-s ont récupéré les échantillons de terre dans le camion du laboratoire des ponts et chaussées d'Angers.
Deux des opposant-e-s ont été arrêtés puis placés en garde à vue.
Jugés à St Nazaire le 28 Avril 2009, ils ont été condamnés à 2 mois de prison avec sursis pour « vol de terre et destruction de matériel » pour l'un, et « complicité de vol de terre et rébellion » pour l'autre. Plus 2 mois de prison avec sursis pour refus de prélèvement ADN pour les deux.
Ils ont fait appel de cette décision et le procès aura lieu le Mardi 8 Février 2011 à la cour d'appel de Rennes.
 
Comme à Tours, Lille, Rennes et partout dans l'Etat français où des militant-e-s s'opposent aux projets politiques de la classe dominante, la police et la justice interviennent pour casser la résistance et faire peur à ceux et à celles qui souhaiteraient lutter. Accroissement des lois d'exception (lutte contre le soi-disant terrorisme), renforcement des mesures sécuritaires et répressives (loi loppsi 2), fichiers STIC, JUDEX, FNAEG…
La police a aujourd'hui toute liberté pour faire un prélèvement d'ADN. Il se pratique sur un simple soupçon policier. Cette logique de surveillance et de contrôle de la population est une manière d'accroître d'avantage le pouvoir policier et de criminaliser toutes luttes sociales.
La surenchère sécuritaire est orchestrée par des entreprises privées spécialisées dans la génétique qui s'enrichissent avec l'aval de l'état. Ainsi à Nantes l'Institut Génétique Nantes-Atlantique (IGNA) est le premier laboratoire français d'empreintes génétiques automatisées spécialisé dans l'analyse de l'ADN humain dans le cadre notamment d'enquêtes judiciaires.
 
Nous exigeons l'abandon de toutes les poursuites et condamnations des deux inculpés
Refusons le fichage ADN et luttons contre la machine sécuritaire.
Non à l'aéroport ni ici ni ailleurs.
Solidarité avec tous et toutes les inculpé-es.
 
 
Rassemblement devant la cour d'appel
Place du parlement de Bretagne à Rennes.
Le mardi 8 février 2011 à 14 heures 


Consultez l'article sur le procès en première instance à Saint-nazaire le 28/04/2009 ici :

dimanche 16 janvier 2011

Contre LOPPSI 2

Le codelib informe et mobilise sur la loi LOPPSI 2 (loi d'orientation de programmation et de performance sur la sécurité intérieure).

Vous pouvez télécharger ici le tract diffusé pour l'occasion au format pdf.

Une conférence de presse est organisée le 17 janvier 2011 à 11H00 à Agora-Maison des associations.

mardi 11 janvier 2011

[Nantes] Concert de soutien à un manifestant condamné à Saint-Nazaire

concert de soutien à un manifestant

Suite à la manifestation du 12 octobre à Saint-Nazaire, un
manifestant a été placé en mandat de dépôt à la maison d'arrêt de
Nantes.Il a été condamné le 16 novembre à un mois de prison ferme et
à une forte amende. Il a fait appel de la décison de justice et
passera à la cour de Rennes dans six mois pour être jugé de nouveau.

Nous organisons un concert de soutien pour l'aider à payer un avocat
et les frais de justice. Le concert aura lieu au KRAN, 3 rue de
Bitche, à Nantes, le vendredi 14 janvier à 19h 00.

-Trouz an noz (punk-rock/Saint-Brieuc-http://www.tan.lautre.net/)
-Lout society kürse (crust/Montaigu-www.myspace.com/loutsocietykurse)
-Habemus papam (punk-oï/Nantes)

Entrée à prix libre, bière pas chère.

jeudi 30 décembre 2010

Procès en Appel de Mikaël, condamné à St-Nazaire en février 2009 pour refus de prélèvement ADN

Rassemblement à Rennes
lundi 3 janvier à 15h30 devant la Cour d'Appel
pour demander la relaxe de Mikaël pour le refus de prélèvement ADN.



Fichage ADN, Nous disons NON

Les prélèvements ADN se multiplient, plus d'un million de personnes
seraient aujourd'hui mis en fiches.

Mikaël, lycéen âgé de 19 ans à l'époque, a été arrêté après avoir
tenté de mettre le feu à une poubelle à l'issue d'une manifestation
pour l'Education Nationale le 10 décembre 2008 à Saint Nazaire. Placé
en garde à vue, il a refusé de se soumettre au prélèvement ADN.

Il a été condamné à 105 heures de TIG (travail d'intérêt général)
pour la tentative de dégradation de poubelle.
Et, pour le refus de prélèvement ADN, il a été condamné à deux mois
de prison avec sursis et 300 euros d'amende.

Mikaël a fait appel de cette décision et le jugement aura lieu lundi
3 janvier 2011 à la Cour d'Appel de Rennes.

Initialement, le fichier FNAEG (Fichier National Automatisé des
Empreintes Génétiques) a été mis en place pour des atteintes graves
aux personnes. Aujourd'hui, le fichage ADN est pratiquement possible
pour toutes les infractions ou suspicion de ces infractions, sauf les
infractions routières et financières…

Le fichage représente une double peine : la condamnation éventuelle
pour une infraction et le fichage, 40 ans en cas de condamnation.
Il est possible de refuser le prélèvement ADN d'après la loi sur l'
»inviolabilité du corps « . Mais la police peut demander de se
soumettre au prélèvement et, en cas de refus, le fait de se
soustraire à un prélèvement ADN est un délit.

Toutes les personnes qui sont dans le fichier FNAEG sont de fait et
indistinctement considérées comme potentiellement suspectes.
Insidieusement, se met en place une société de contrôle généralisée.
Rassemblement à Rennes lundi 3 janvier à 15h30 devant la Cour d'Appel
pour demander la relaxe de Mikaël pour le refus de prélèvement ADN.

Comité de soutien à Mikaël

lundi 20 décembre 2010

Mobilisation contre la nouvelle loi sécuritaire

LOPPSI 2 : pas en notre nom !
Rassemblement mardi 21 décembre à 17h30 devant la sous-préfecture

Le CODELIB relaie sur Saint-Nazaire l’appel des 55 organisations «  LOPPSI 2, pas en notre nom et appelle à un rassemblement mardi 21 décembre à 17h30 devant la sous-préfecture contre cette loi liberticide et antisociale.

Le projet de « loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure » (dite « LOPPSI 2 ») sera voté mardi prochain à l’Assemblée nationale. Les organisations membres et partenaires du Collectif Liberté Egalité Justice (CLEJ), inquiètes de l’absence de réel débat concernant ce texte, tiennent à alerter les citoyens sur les dérives dont il est porteur, qui mettent en péril les équilibres démocratiques de notre pays.

Ce projet de loi se présente comme un agrégat hétéroclite de dispositions techniques qui justifie le terme, désormais consacré, de « fourre-tout législatif ». L’illisibilité qui résulte de cet assemblage a pour effet d’évincer les débats parlementaires et publics, en empêchant les différents acteurs de prendre le recul suffisant pour discuter des grandes orientations qui s’en dégagent. Or, ce texte révèle une ligne politique particulièrement inquiétante : fichage, surveillance, contrôle, enfermement ! Les nouvelles valeurs que le gouvernement veut imposer à la société seraient-elles :répression, exclusion, stigmatisation, suspicion ?

La LOPPSI 2 relaie un discours politique belliqueux qui utilise la figure du délinquant pour entretenir le fantasme de l’ennemi intérieur et qui assimile, corrélativement, tout acte de délinquance à une atteinte à l’Etat. Au nom de la protection de la société contre ses « ennemis », les mesures dérogatoires au droit commun sont sur le point de devenir la norme, la surveillance et le contrôle social s’étendent et l’objectif de réinsertion assigné à chaque peine disparaît.

Cet énième fatras sécuritaire prévoit d’abord d’étendre considérablement les dispositifs de fichage et de vidéosurveillance (désormais appelée « vidéoprotection »). Non contente de reconduire les fichiers de police et de gendarmerie actuels (STIC et JUDEX) – pourtant détournés de leurs objectifs initiaux, truffés d’erreurs, incontrôlables et, de fait, incontrôlés – la majorité UMP s’apprête à les interconnecter et à les étendre. Les données relatives à un suspect innocenté ne seront pas systématiquement effacées : pourront donc être maintenues dans ces fichiers dits « d’antécédents » des personnes qui, en réalité, n’en auront pas ! De même, alors que les pays anglo-saxons reviennent sur le dogme coûteux de son efficacité, en France l’objectif est d’accroître au maximum l’espionnage de l’espace public : les autorités pourront placer des dispositifs de vidéosurveillance pratiquement partout sur la voie publique ; toutes les entreprises privées pourront installer des caméras aux abords de leurs établissements ; les préfets pourront faire de même le long du parcours des manifestations.

Il est particulièrement inquiétant d’entendre, en marge des discussions sur cette banalisation de la surveillance et du fichage, des membres du gouvernement affirmer que seuls ceux qui ont quelque chose à se reprocher ont quelque chose à craindre. Un tel discours, qui supprime la distance entre l’autorité de l’Etat et la conscience individuelle, est particulièrement malsain.
Nous pensons à l’inverse que nous avons toutes et tous à craindre de cette extension du contrôle social car elle contribuera, demain, à réduire encore nos droits et nos libertés.

Le projet comporte aussi, bien sûr, un imposant volet répressif. Ainsi, en guise de « réponse » aux difficultés de certaines familles, ses rédacteurs ont imaginé un « couvre-feu » pour les mineurs de moins de 13 ans – qui ne manquera pas d’engendrer des contrôles abusifs, un nouveau « contrat de responsabilité parentale » – qui renforcera la marginalisation de certains parents – et une procédure proche de la comparution immédiate devant le tribunal pour enfants – qui achèvera d’aligner la justice des mineurs sur celle des majeurs, devançant ainsi le débat public sur la réforme prévue de l’ordonnance de 45. La création d’un délit de « vente à la sauvette », le surdurcissement des peines pour les auteurs d’agressions ou de cambriolages à l’encontre de personnes âgées, l’introduction de confiscations automatiques en matière routière, l’invention de peines-planchers dès la première infraction, l’élargissement de la période de sûreté de 30 ans de réclusion à de nouveaux crimes ou encore l’extension des possibilités de placement sous surveillance électronique après l’exécution de la peine complètent ce sombre tableau d’un droit pénal transformé en outil de communication politique au péril de nos principes, de nos libertés et du simple sens de la réalité.

L’Etat abandonne certaines de ses missions régaliennes : augmentation des pouvoirs de la police municipale ; création d’une milice policière baptisée « réserve civile » ; instauration d’un vague « Conseil national des activités privées de sécurité » qui entérine et annonce la privatisation croissante de la sécurité ; possibilité pour les agents des transports en commun d’expulser des voyageurs par la force.

Enfin, ce projet confie à l’autorité administrative de nouveaux pouvoirs d’atteinte aux libertés individuelles en dehors de tout contrôle judiciaire : filtrage des sites internet, dépistages contraints, expulsion en 48h des occupants d’habitations hors normes – tels que campements, bidonvilles, mobil-homes, maisons sans permis de construire ou habitats choisis (yourtes, tipis, cabanes...) – et leur destruction.

L’idéologie primaire et dangereuse qui a présidé à l’élaboration de ce texte n’est pas nouvelle. La LOPSI, la loi Perben, la loi sur la sécurité intérieure, la loi Perben 2, la loi sur la « prévention » de la délinquance, la loi sur la récidive, la loi sur les peines-planchers, la loi sur la rétention de sûreté, la loi sur la récidive criminelle, la loi sur les « bandes »... en sont les (in)dignes ancêtres.

Chaque fois, l’objectif affiché est de lutter contre la criminalité, de protéger les citoyens, de créer les conditions du bien-être général. La réalité est tout autre : le « sentiment d’insécurité » augmente avec l’insécurité sociale et nos principes démocratiques se réduisent comme peau de chagrin.
Comme les précédents, ce texte s’annonce inefficace du point de vue des fins qu’il prétend atteindre, mais très efficace au regard de ses fins réelles : il nous prépare une société du Contrôle, fondée sur une stratégie de la tension particulièrement nette dans le discours guerrier prononcé le 30 juillet dernier par le chef de l’Etat à Grenoble.

Les organisations membres et partenaires du Collectif Liberté Egalité Justice (CLEJ), le CODELIB alertent l’ensemble des citoyens sur le caractère à la fois inutile etinacceptable de ce projet de loi qui n’a pas donné lieu à un véritable débat public et qui, pourtant, devrait être bientôt adopté en leur nom et appellent à un rassemblement à Saint-Nazaire devant la sous-préfecture mardi 21 décembre à 17h30




samedi 20 novembre 2010

Appel de Poitiers pour une Journée nationale d’actions contre la répression et les violences policières le 19 mars 2011

Le CODELIB a participé aux forums anti-répression, organisé par le
comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux à
Poitiers les 13 et 14 novembre 2010.
( cf http://www.antirep86.fr/2010/10/26/forum-antirepression-a-poitiers-les-13-et-14-novembre-2010-centre-socio-culturel-des-3-cites-place-de-france/ )
Outre des débats très intéressants, et des rencontres enrichissantes
d'autres collectifs, il est sortis de ces rencontres l'appel suivant :

Appel de Poitiers pour une Journée nationale d'actions contre la répression et les violences policières le 19 mars 2011

Le Forum antirépression organisé à Poitiers par le Comité poitevin
contre la répression des mouvements sociaux, les 13 et 14 novembre, a
réuni des membres de différents collectifs existant à Toulouse,
Bordeaux, Périgueux, Saint-Nazaire, Tours, Blois, Poitiers et Paris.

Face à la multiplication des intimidations, violences policières,
interpellations, condamnations de toutes sortes qui dessinent un peu
partout un ordre policier généralisé, est sortie des discussions
l'idée d'une journée de mobilisation en France contre les politiques
sécuritaires en cours ou à venir.

Les participants au forum de Poitiers appellent donc tous les
collectifs et les personnes luttant contre la répression à faire du
samedi 19 mars 2011 une Journée nationale d'actions contre les
politiques sécuritaires, au travers d'initiatives qu'ils auront
décidées localement, afin de faire connaître et de développer les
diverses luttes existantes en favorisant leur coordination, et de
construire une mobilisation contre toutes les formes de répression.


Le CODELIB va s'inscrire dans cette dynamique, dont nous vous
tiendrons informé.

jeudi 18 novembre 2010

REPRESSION, VIOLENCES POLICIERES ET JUSTICE A SAINT NAZAIRE

Le texte ci-dessous a été remis aux journalistes lors de la
conférence de presse du CODELIB du 17 novembre 2010

Depuis le 29 janvier 2009, quand une journée nationale d'action
connaît une fin agitée à Saint-Nazaire, des manifestants sont
systématiquement jugés en comparution immédiate. Presque
automatiquement, un même tarif est appliqué par le tribunal local :
pour trois mois de prison ferme requis, c'est deux mois fermes et
presque toujours un mandat de dépôt immédiat !
Ainsi, depuis le 23 septembre 2010, pour 5 manifestations qui se sont
terminées par des heurts entre forces de l'ordre et manifestants, on
peut dresser ce sinistre bilan qui dénombre au moins :
• 64 interpellations (dont une vingtaine de mineurs)
• 60 gardes à vue
• 16 personnes traduites au tribunal au cours de 5 audiences en
comparution immédiate
• 15 jugées : 15 peines de prison ferme prononcées (17 au 16 novembre)
• 12 incarcérées avec mandat de dépôt, dont une détention «
préventive » pour avoir refusé la comparution immédiate !
• Des procès à suivre en novembre, décembre, et jusqu'en mars !
La pensée maîtresse du pouvoir sarkozyste, c'est « taper dur » !
Taper dur sur les acquis sociaux, taper dur sur les salariés, taper
dur sur les petits, taper dur sur les manifestants, taper dur sur les
« casseurs »… Quand il n'y a pas de «casseurs», le pouvoir en
fabrique, au besoin il en infiltre dans les manifestations et suscite
les vocations. Ainsi, on ne peut que se poser cette question :
pourquoi les forces de répression repoussent elles toujours les
manifestants vers le Ruban Bleu, sinon dans l'espoir qu'il y ait de
la casse ? On peut également se demander pourquoi les médias aiment
tant montrer des manifestants, feux de Bengale à la main, poubelles
et buissons enflammés, « casseurs » à terre et menottés ? Autant
d'images-chocs, alors qu'il n'y a eu cet automne ni casse organisée,
ni fonctionnaire de police blessé !
Pour nous, la violence est celle de la répression, organisée par un
pouvoir qui tape dur, avec force bâtons , grenades diverses, flash-
ball, arrestations violentes, humiliations et intimidations de toutes
sortes. Ainsi à Saint-Nazaire, un manifestant a perdu l'usage d'un
pied en 2009, et une passante « bousculée » par les forces de police
a eu les deux poignets fracturés le 12 octobre 2010.
Pourtant systématiquement le Parquet trouve des «casseurs» à
présenter devant les juges : manifestants ne courant pas assez vite,
« meneur » en tongs, salariés syndiqués ou non, lycéens, étudiants,
chômeurs, précaires, marginaux… A chaque fois, le même scénario : ils
ont été raflés bien après la fin des manifestations, loin des heurts
de la sous préfecture. A chaque fois, ils auraient été « reconnus »
sur des photos ou des vidéos policières présentées au Parquet mais
pas à la Défense, et jamais diffusées au tribunal. Procédures
superflues, puisque la parole d'un policier dans un procès-verbal a
force de preuve. A chaque fois, les prévenus connaissent l'horreur de
la garde à vue, les pressions, les conditions dégradantes des cages
du commissariat. A chaque fois, ou presque, les mêmes fonctionnaires
de police déclarent reconnaître les prévenus et parfois font même
valoir leur « traumatisme moral » afin d'obtenir des dommages et
intérêts, quand bien même il n'y a eu aucun policier blessé ! A
chaque fois, le Parquet requiert de la prison ferme et des
incarcérations immédiates. A chaque fois, le tribunal applique de la
prison ferme après des délibérés qui le plus souvent ne dépassent pas
5 minutes. A chaque fois, les fourgons grillagés emportent nos
camarades vers la prison.
Il n'y a pas de bons ou mauvais manifestants comme tentent de le
faire croire le pouvoir et ses relais, il y a juste des manifestants.
Nous serons vigilants et présents lors des audiences qui verront
encore comparaître des manifestants interpellés les jours et les
semaines qui viennent. Nous appelons à la relaxe de toutes les
personnes poursuivies pour avoir manifesté ces dernières semaines, et
à la libération des personnes encore incarcérées.
Nous appelons toutes personnes témoins ou victimes de violences
policières à se faire connaître auprès du CODELIB ou des
organisations signataires de ce texte.
CODELIB -Comité de défense des libertés fondamentales contre les
dérives sécuritaires- 06 30 39 16 67
c/o LDH - AGORA 1901, 2bis rue Albert de Mun - 44600 Saint-Nazaire,
codelibsaintnazaire@gmail.com ou www.codelib.info
composé de : ATTAC St-Nazaire et Presqu'île - Collectif des
objecteurs de croissance - FSU - Label Gauche - Les Alternatifs 44 -
Les Verts - Ligue des Droits de l'Homme - MRAP - NPA - PCF - PG - PS
et des individuEs
La CNT St-Nazaire et Sud-Education 44 joignent également leur
signature à ce texte.

samedi 13 novembre 2010

Conférence de presse du CODELIB

Conférence de presse du CODELIB
Mercredi 17 novembre 2010, 11H00,
Local FSU, 1er étage de la Maison des syndicats,
rue Marceau à Saint-Nazaire

REPRESSION, VIOLENCES POLICIERES
ET JUSTICE A SAINT NAZAIRE


La répression contre le mouvement social d'opposition à la réforme
des retraites à conduit 12 manifestants en détention, et 15
condamnations à de la prison ferme ont déjà été prononcées par le
tribunal de Saint-Nazaire en septembre et en octobre. D'autres procès
de soi-disant « casseurs de flics » (selon les termes du procureur)
sont à venir.

Pourtant, à notre connaissance, les manifestations de cet automne
n'ont fait qu'une seule blessée : Madame V., brutalisée par les
forces de l'ordre à l'issue de la manifestation du 12 octobre, qui a
eu les 2 poignets cassés et connu une intervention chirurgicale.
Madame V est aujourd'hui prête à témoigner, et à engager une action
en justice suite à ces violences et ces blessures subies.
Elle témoignera de son histoire lors de cette conférence de presse.
Ce sera également l'occasion de faire le point sur un certain nombre
de dossiers suivis par le CODELIB:
- La plainte de Pascal vaillant, grièvement blessé au pied le 29
janvier 2009
- Le procès en appel de Marc, lycéen condamné à 4 mois de prison avec
sursis le 10 mars 2009 suite à la manifestation du 29 janvier, alors
que le parquet n'avait requis qu'un mois de prison avec sursis !
(cf sur ce blog)
- Les procès en cours et à venir pour des mineurs et de jeunes
majeurs interpellés dans les manifestations de septembre et d'octobre
2010.
- L'appel aux témoignages sur les violences et la gestion de l'ordre
à Saint-Nazaire que lance le Codelib.
- La situation des personnes toujours emprisonnées
- La gestion sécuritaire de la contestation sociale et la répression
des luttes sociales qui fait que toute contestation se voit
immédiatement criminalisée et réprimée.

Comptant sur votre participation
le CODELIB

CODELIB -Comité de défense des libertés fondamentales contre les
dérives sécuritaires-,
06 30 39 16 67 - codelibsaintnazaire@gmail.com
c/o LDH - AGORA 1901, 2bis rue Albert de Mun - 44600 Saint-Nazaire,
ou www.codelib.info


composé de : ATTAC St-Nazaire et Presqu'île - Collectif des
objecteurs de croissance - FSU - Label Gauche - Les Alternatifs 44 -
Les Verts - Ligue des Droits de l'Homme - MRAP - NPA - PCF - PG - PS
et des individuEs

dimanche 31 octobre 2010

Surenchère pénitentiaire à St-Nazaire - 29 octobre 2010

A nouveau 8 interpellations à l’issue de la manifestation du 28 octobre 2010 à Saint-Nazaire, quand la radio  faisait état de  22 arrestations au niveau national !???

3 comparutions immédiates en fin d’après midi ce 29 octobre (voir les impressions d'audience ci-dessous)

Toujours les mêmes motifs de poursuites : participation à attroupement avec armes par destination (cannettes, cailloux, une nouveauté cette fois avec une fusée de détresse), violence sur personnes dépositaire de la force publique...

3 jeunes de 18, 19, et 27 ans, condamnés respectivement à 1 mois, 2 mois et 3 mois fermes.
Seul le plus jeune (lycéen en 1ére bac pro) échappe au mandat de dépôt.

Cette fois 2 fonctionnaires de Police, Mr Belhomme et Riffaud, s’étaient porté partie civile pour "souffrance psychique et préjudice moral" pour avoir été visé par les projectiles (et non atteint, il n’y a toujours aucun blessé côté force de l’ordre !). Ils réclamaient 500 euros de dommages et intérêt + 600 euros pour les frais de justice ! Ils ont été déboutés...

Pour 5 manifestations avec des fins un peu houleuse (23/09, 12/10, 16/10, 19/10, 28/10), nous en sommes à
• 64 interpellations, (dont une vingtaine de mineurs)
•16 personnes traduites en 5  comparutions immédiates,
•15 jugées, 15 peines de prison ferme prononcées,
•12 incarcéré avec mandat de dépôt (dont un en préventive, le seul qui ait refusé la comparution immédiate).

Des procès de mineurs sont à suivre en novembre et décembre, et plusieurs jeunes majeurs sont dores et déjà convoqués pour le mois de mars 2011, dont un certain nombre selon la procédure de composition pénale. Il s’agit d’un genre de "plaider coupable" voir les détails :
http://vosdroits.service-public.fr/...
Pour favoriser cette composition pénale, plusieurs jeunes en GAV ont eu comme pression, tu signes et tu sors, tu signes pas, on te garde.

Le Codelib continue la collecte de fonds pour envoyer des mandats aux prisonniers, financer les frais de justice.
Nous recueillons également les témoignages sur les violences policières en fins de manifestations (interpellations musclées, menaces et pressions en garde à vue, etc...)

TRIBUNAL 29 OCTOBRE 2010:

Impressions

Trois comparutions immédiates ce soir 17h, au TGI de st nazaire; après passage par le portique sécurisé, attente de quelques minutes avant l'arrivée des membres du Codelib, à qui je pose qqs questions sur le déroulement du procès (je suis novice! C'est bien grâce au mouvement social que je me reveille peu à peu; merci le gouvernement!)

Une très jeune femme est déjà là avec dans une poussette son fils d'un an, famille du prévénu le plus agé; le juge en chef* (?) demandera par la suite de sortir l'enfant de la salle, durant le procès, au prétexte qu'il fait trop de bruit (quelques « arreus »...); les jeunes gênent dès leur plus jeune age...

Sonnerie: on entre et on s'installe; les trois jeunes sont dans le box, l'un très pâle, visiblement fatigué après 24h de garde à vue, au milieu un gamin, à peine 18 ans, lycéen; le troisième, qui se révélera le plus en colère, est celui dont le contexte familial a été le plus dur, alcoolisme du père, maltraitance, relations difficiles avec la mère; il affirmera qu'il a essayé d'obtenir l'aide accordée lors d'un jugement précédent mais qu'on ne le rappelle jamais; il semble révolté; il retient ses larmes jusqu'à la lecture de sa condamnation (trois mois requis, le juge le condamne à deux avec mandat de dépôt) et craque finalement; sans faire d'angélisme, c'est un moment difficile à supporter;

L'avocat de la défense s'étonne que quelques infos soient données alors qu'il n'était pas encore arrivé; c'est le début d'une série de faits « étranges », qui n'ont rien à voir avec la justice: on repousse l'application d'une nouvelle loi sur les gardes à vue à 2011 bien que la cour européenne de justice en soit à l'origine, la procureure cite une vidéo que les avocats n'ont pas pu voir, en garde à vue il n'a pas été dit aux prévenus qu'ils ont le droit de ne rien dire (nullité rejetée), deux policiers réclament 500 et 600 euros de dommages et intérets alors que personne n'a été blessé (rejeté – quand même!), sans parler du juge qui ne parle pas dans le micro: on entend un mot sur deux! (on finira par lui dire...): air étonné de sa part de nous voir intervenir...

Après que les prévenus, qui avaient quelque chose à ajouter, ont répété leur regrets, 10 mn de délibéré, les peines sont annoncées; Quelques mots de soutien de la part de leur famille et des citoyens présents aux deux condamnés à de la prison ferme, avant qu'ils ne soient emmenés à la prison de Nantes, puis on attend dehors le plus jeune, libre car condamné sans mandat de dépôt; il en a marre, il est sonné; je trouve qu'il n'a rien d'un « terroriste »... le camion de police passe avec les deux nouveaux prisonniers, qui dorment en prison ce soir; comment en sortiront-ils? Prêts à s'intégrer dans la société UMP?

Une dernière remarque: j'ai rarement vu une femme qui dégage autant de mépris et de froideur que cette procureure**; à nos filles: faites du droit, et devenez des procureures humaines et non humanoïdes!

Et le sous préfet qui nous avait affirmé lundi que la justice à St Nazaire était « indépendante  »... j'ai la confirmation ce soir (si besoin était) devant ces peines pour l'exemple que c'est un mensonge éhonté.


A.


* Le président Le Nivin qui a officié pour la plupart des comparutions immédiates
** La procureure Lecoq en personne